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    Il y a un an, le cardinal Ratzinger dressait un sombre tableau

    Rome: Benoît XVI présidera son premier chemin de croix au Colisée

    Rome, 14 avril 2006 (Apic) Le pape Benoît XVI présidera le 14 avril 2006 à 21h15 son premier chemin de croix au Colisée, à Rome. Comme ses prédécesseurs Paul VI et Jean Paul II, il portera la croix lors de quelques stations de cette Via Crucis dont il a confié la rédaction des prières et des méditations à Mgr Angelo Comastri, vicaire général de la Cité du Vatican.

    Il y a un an, quelques jours à peine avant son élection, c’est le cardinal allemand Joseph Ratzinger qui avait rédigé les textes de ce chemin de croix à la demande de Jean Paul II. Il avait alors dressé un tableau plutôt noir de l’Eglise, de certains de ses prêtres ainsi que des grands de ce monde. Alors préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, il n’avait pas hésité pas à y comparer l’Eglise à une "barque prête à couler".

    Le 25 mars 2005, le cardinal Ratzinger commentait les 14 stations du chemin de croix qui fait mémoire de la montée du Christ vers le calvaire, au soir de sa passion. En interprétant les chutes du Jésus sous le poids de la croix, il écrivait que le Christ doit, aujourd’hui, également "souffrir dans son Eglise". Celui qui était encore préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi regrettait ainsi les "souillures dans l’Eglise", s’arrêtant "particulièrement" sur les prêtres, n’hésitant pas à accuser certains "d’orgueil et d’autosuffisance".

    Les préoccupations de l’Eglise en matière de respect de la vie n’étaient pas absentes des méditations de ce chemin de croix. Ainsi, celui qui était alors encore doyen du collège des cardinaux estimait que l’orgueil "a contribué à ce que les hommes soient devenus une sorte de marchandise, pouvant s’acheter et se vendre, tel un réservoir de matériaux pour nos expérimentations" et "grâce auxquelles nous espérons vaincre la mort par nous-mêmes". Le cardinal Ratzinger précisait "qu’en vérité, nous ne faisons rien d’autre qu’humilier toujours plus profondément la dignité de l’homme". (apic/imedia/ami/pr)

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