Rome: audience hebdomadaire du pape (051088)
Rome, 5 octobre (APIC/CIP) Dans quelle mesure Jesus était-il conscient de
sa mission, de sa vocation de s’offrir en sacrifice pour racheter les péchés du monde ? C’est la question à laquelle le pape a voulu apporter une
réponse lors de l’audience générale de mercredi.
Jean Paul II a indiqué que les Evangiles, s’ils ne fournissent pas de
détail sur la maturation de cette prise de conscience de Jésus, rapportent
néanmoins "des déclarations convergentes et non équivoques". Ainsi, Jésus
affirme à plusieurs reprises qu’un baptême lui sera conféré - le contexte
indique bien qu’il s’agit d’un baptême de sang. Cette affirmation, a poursuivi le pape, est antérieure aux oppositions et aux hostilités suscitées
par son enseignement et ses actes. Ce sacrifice sanglant est la raison
d’être de l’incarnation.
Retrouvé au temple par ses parents alors qu’il n’avait que douze ans à
peine, Jésus laisse percevoir qu’il est guidé intérieurement par des événements futurs, "vers les choses de son Père". Plus tard, sur les rives du
Jourdain, il affirmera face à Jean Baptiste qu’il est envoyé par le Père
pour être solidaire des pécheurs. Et le baptisté comprend alors le célèbre
texte d’Isaïe et en fait une proclamation solennelle : "Voici l’agneau de
Dieu, celui qui enlève les péchés du monde".
Malgré les protestations des uns et les sollicitations des autres, Jésus, a expliqué Jean Paul II, ne se laissera jamais détourner de sa mission
messianique, qui ne peut trouver son accomplissement que dans le sacrifice.
En outre, au fur et à mesure que les disciples avanceront dans la découverte de sa messianité, Jésus les éclairera sur le sens de sa passion et de sa
mort, mais aussi sur la certitude de sa résurrection.
enfin, le pape a affirmé que le Christ avait "une conscience claire et
forte de son mystère pascal, un mystère devenu à présent chemin de mort et
de vie pour l’Eglise, et donc pour toute l’humanité". (apic/cip/pr