Rome, 21février(APIC) Le Saint-Siège a fait savoir qu’il apportait son
soutien au plan soviétique pour mettre un terme au conflit du Golfe. Le directeur de la salle de presse du Vatican, Joaquin Navarro-Valls l’a confirmé dans un communiqué publié jeudi 21 février.
"Le Saint-Siège, peut-on lire, a toujours encouragé tout effort diplomatique en vue de mettre fin à ce douloureux conflit par une solution raisonnable et digne de l’homme. C’est pourquoi précisément il approuve l’initiative soviétique et souhaite qu’elle puisse contribuer à mettre fin dès que
possible à ce douloureux conflit".
Le communiqué précise en outre que "ce matin l’ambassadeur soviétique
Youri Karlov a informé la Secrétairie d’Etat de l’évolution de la situation" et que Mgr Angelo Sodano, pro-secrétaire d’Etat, lui a renouvelé
l’approbation du Saint-Siège pour l’initiative soviétique".
Convergences de vues entre Moscou et Rome
Pour les observateurs, il est de plus en plus patent qu’il y a convergence de vues entre Moscou et le Vatican sur la question de la guerre dans
le Golfe, Jean Paul II ayant par contre clairement mis le président George
Bush en garde contre "les conséquences tragiques" que ne manquerait pas
d’entraîner la guerre. Dans son message adressé au président américain à la
veille de l’échéance de l’ultimatum, le 15 janvier, le pape déclarait
notamment: "Je désire maintenant confirmer ma ferme conviction qu’il est
douteux que la guerre apporte une solution adéquate aux problèmes internationaux et que, même si une situation injuste pouvait être momentanément
résolue, les conséquences qui, selon toute probabilité, découleraient de la
guerre seraient dévastratrices et tragiques".
Du côté soviétique, on apprécie la contribution du Saint-Siège à la cause de la paix. L’ambassadeur Youri Karlov l’a répété dans une interview publiée par l’hebdomadaire catholique italien "Il Sabato" dans son numéro du
21 février. Il y signale que "la télévision soviétique diffuse régulièrement des informations sur les messages du pape et que Moscou, en tous cas,
est bien informé des positions du Vatican et des tendances de l’opinion publique catholique en général." Ou encore: " Le prestige moral et spirituel
du Vatican, qui oriente vers la recherche d’une solution pacifique du conflit, ne peut qu’être un facteur positif et salutaire". (apic/jt/cip/ba)