Roma, 21octobre(APIC) Jean Paul II a reçu vendredi 21 octobre les évêques
du Salvador en visite quinquenale. A cette occasion, le pape a lancé un appel à la paix pour le Salvador. Le bilan qu’il a dressé, après des années
de guerre civile dans ce pays, est "un panorama d’incertitudes et de
souffrances qui affectent tant de secteurs.". Il a encouragé les évêques
dans leur" sollicitude pour ceux qui souffrent".
Aujourd’hui, au lieu de la violence et de la mort semées par tant d’années de luttes fratricides, d’innombrables familles salvadoriennes appellent de leurs voeux la paix, la réconciliation et la justice, a déclaré
Jean Paul II en lançant un appel à tous, par l’intermédiaire des évêques.
Un appel pour une campagne de renouveau moral, qui soit marquée par un esprit de solidarité et la volonté de parvenir à la paix tant désirée. Cet
appel, a précisé le pape, s’adresse aux dirigeants politiques et syndicaux,
aux chefs d’entreprise et aux travailleurs, aux hommes du monde de la culture et de la science, et plus largement à l’ensemble des familles du pays.
Jean Paul II a en outre relevé combien le Saint-Siège apprécie les efforts qui peuvent être accomplis pour surmonter des divisions et promouvoir
la réconciliation entre les parties en conflit. Enfin, le pape a salué
l’appel lancé par les évêques du Salvador et ceux d’Amérique centrale pour
demander que tous les pays impliqués dans les fournitures d’armes cessent
d’alimenter la guerre dans cette région du monde. L’Eglise, a ajouté le pape, ne cesse de répéter que la violence n’est pas une solution à la violence. La solution véritable, a-t-il dit, ne peut venir que de la conversation
du coeur.
Autres thèmes abordés par le pape: la formation des prêtres et l’éducation des chrétiens. Il a notamment relevé que la formation doit être pensée
tant au plan doctrinal que spirituel et pastoral et que le Concile Vatican
II présentait le séminaire comme le coeur du diocèse. Un enseignement de
l’Eglise, a-t-il dit, qui mérite d’être rappelé en matière familiale. Quant
à l’enseignement des chrétiens, il a souligné qu’il passe aussi pour une
part importante par l’école. Celle-ci doit éviter "une dangereuse dichotomie entre la foi vécue et l’enseignement de cette même foi". (apic/jt/pr)