Rome: aide-mémoire du Vatican sur l’environnement et le développement
Rome, 31mai(APIC) Le Vatican a publié samedi un aide-mémoire de quatre
pages concernant sa position sur l’environnement et le développement à
l’occasion de la prochaine Conférence des Nations-Unies consacrée à ce thème qui se tiendra à Rio de Janeiro du 3 au 14 juin. Le Vatican réaffirme
entre autres son point de vue sur la bio-technologie et la démographie. Le
document souligne que la crise écologique est "essentiellement une crise de
nature morale".
A propos de la bio-technologie, l’aide mémoire précise que "toutes les
interventions sur la structure ou l’héritage génétique d’une personne, qui
ne sont pas destinées à corriger des anomalies qui l’affectent, constituent
une violation du droit à l’intégrité du corps". Le Vatican rappelle que la
science et la technologie sont au service de la personne humaine et que les
principes éthiques doivent prévaloir sur tout autre intérêt, spécialement
sur les intérêts purement économiques. "Il faut trouver les instruments légaux appropriés pour assurer le respect des principes éthiques", souligne
le document.
Respecter la conscience, les droits et la culture des couples
Le Vatican relève ensuite que "la croissance démographique par elle-même, est rarement la cause directe de problèmes d’environnement". Les nations les moins peuplées du Nord sont directement ou indirectement responsables de la plupart des atteintes à l’environnement général. Le Saint-Siège se dit particulièrement préoccupé par les stratégies qui font de la diminution de la population le premier moyen pour surmonter les problèmes
écologiques. Ayant observé que ces stratégies "évacuent la question de la
juste répartition et du développement des ressources abondantes de la terre", le document relève que "les campagnes systématiques menées contre la
natalité, organisées à l’intention des populations les plus pauvres, peuvent même conduire à la tendance à un certain racisme ou favoriser l’application de certaines formes également racistes d’eugénisme". Le Saint-Siège
s’oppose ainsi aux statégies qui pourraient tenter de limiter la liberté
des couples dans leurs décisions sur la dimension de la famille ou sur
l’espacement des naissances.
L’aide-mémoire ajoute que dans les relations internationales, l’aide
économique pour le développement ne doit pas dépendre de l’acceptation de
programmes de contraception, de stérilisation ou d’avortement. Le Vatican
déplore en outre qu’on "continue à promouvoir des méthodes chirurgicales ou
pharmaceutiques d’avortement comme méthodes de contrôle des naissances dans
le cadre de politiques et de programmes destinés à réduire la population".
L’Eglise entend défendre les droits "des hommes et des femmes des pays en
voie de développement qui sont soumis à des programmes de contrôle de la
population qui ne respectent pas leur conscience, leurs droits et leur dignité, ou bien encore leur culture ethnique et religieuse". (apic/jt/mp)