Rome : à l’occasion d’un congrès sur la culture slave, (060588)
Rome, 6 mai (APIC/CIP) Le pape a reçu au Vatican, le 5 mai, quelque 80 participants d’un congrès sur les origines, le développement et l’influence de
la chrétienté slavo-byzantine, congrès organisé par l’Institut historique
italien pour le moyen âge et par l’Institut polonais de culture chrétienne.
Dans son discours aux congressistes, le pape a formulé le voeu de voir
cette rencontre contribuer concrètement à faire progresser non seulement la
connaissance scientifique des racines chrétiennes de l’Europe, mais aussi
la construction de son unité culturelle.
Jean Paul II a evoqué, dans son aperçu historique sur la culture
slavo-byzantine, le baptême de saint Vladimir et de la Rus’ de Kiev en 988,
et dont le millénaire fêté cette année célèbre l’événement comme "un
immense don de Dieu fait à tous les slaves orientaux". "Aujourd’hui, a
précisé le pape, la question de l’unité est devenue particulièrement
urgente."
Le pape a parlé de manière prudente de l’histoire des Ukrainiens et des
Biélorusses en ce XXème siècle. "L’Eglise catholique ukrainienne, a-t-il
rappelé, a joui de sa liberté jusqu’aux événements connus qui ont suivi la
dernière guerre." Jean Paul II a noté, à ce propos, que jusqu’en 1925,
l’Eglise autocéphale ukrainienne comptait des évêques et des prêtres
nombreux, ainsi que de nombreuses paroisses rassemblant au total plusieurs
millions de fidèles.
La célébration solennelle du millénaire du baptême de la Rus’ de Kiev
devrait donc être, selon Jean Paul II, une occasion de joie commune pour
tous les fils spirituels de saint Vladimir et de sainte Olga, "dans la
pleine liberté religieuse, la pleine liberté de conscience et de profession
de foi". Cette liberté religieuse, a souligné le pape, est un droit à part
entière pour les peuples de l’antique Rus’ de Kiev, à savoir les peuples
ukrainiens, biélorusses et russes, qui ont autrefois été baptisés dans les
eaux du Dniepr à l’exemple de leur saint prince Vladimir.
Enfin, le pape a observé que les recherches scientifiques actuelles
montraient de plus en plus que les chrétiens slaves descendent d’un même
tronc commun et que la véritable et grande culture de l’Europe orientale et
centrale avait des racines chrétiennes et demeurait un facteur essentiel
pour l’unité entre les peuples. (apic/cip/ym)