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    forme protestante, une célébration oecuménique entre luthé-

    Rome, 6octobre(APIC) Pour la première fois depuis la Ré-

    riens de Scandinavie et catholiques a eu lieu dans la basilique Saint-Pierre de Rome. Cette rencontre s’est concrétisée samedi autour du souvenir de sainte Brigitte, née en

    Suède, dont on fête le 6e centenaire de sa canonisation.

    Celle-ci a eu lieu le 7 octobre 1391.

    Les plus hautes autorités des deux Eglises se sont retrouvées ensemble à Rome à cette occasion. Lors de cette célébration, Jean Paul II était entouré de l’archevêque luthérien d’Uppsala et Primat de l’Eglise luthérienne de Suède,

    Bertil Werkström et de John Vikstöm, archevêque de Turku et

    primat de l’Eglise luthérienne de Finlande. Les évêques catholiques de Stockholm et d’Helsinki, respectivement Mgr Hubertus Brandenburg et Mgr Paul Verscauren, participaient

    également à cette cérémonie historique.

    Dans son discours le pape a indiqué que depuis 25 ans les

    luthériens et les catholiques s’efforcent de retrouver l’unité. "La méfiance séculaire que nous nourrissions les uns

    pour les autres, a-t-il dit, s’est dissoute. La confiance et

    l’espoir ont repris leur place". Jean Paul II a en outre déclaré que " l’oecuménisme est un voyage que l’on fait ensemble dont il n’est pas possible de fixer ni le parcours ni la

    durée. Nous ne savons pas si le chemin sera facile ou difficile. Nous savons seulement qu’il est de notre devoir de

    poursuivre ensemble ce voyage."

    Bertil Werkström, Primat de la Suède, pour sa part , a

    souligné que "le but de la Réforme n’était pas de se séparer

    ou de rompre la communion eucharistique entre les chrétiens.

    D’autre part, comme pour sainte Brigitte, il est nécessaire

    de reconnaître que l’exemple des vies de chrétiens et de

    chrétiennes ont leur place dans l’histoire de l’Eglise". Il

    a aussi affirmé que "le moment est venu de déclarer que les

    dénonciations faites au temps de la Réforme ne sont plus valables pour aujourd’hui. Les préjugés mutuels ont été mis de

    côté et l’amitié entre nous est devenue plus grande".

    Charles Gustave, roi de Suède ainsi que la reine Silvia,

    se trouvaient également à la basilique Saint-Pierre.

    Née à Finsta en 1303 dans une noble famille suédoise et

    mariée très jeune, Brigitte de Suède a eu huit enfants, dont

    sainte Catherine de Suède. Au retour d’un pèlerinage à

    Saint-Jacques de Compostelle, elle et son époux décident

    d’embrasser la vie religieuse. Brigitte est bientôt veuve.

    Dans sa vie de prière et de pauvreté, ses méditations se

    traduisent par une abondante oeuvre spirituelle, qui connue

    sous le nom de "Révélations" la rendront célèbre. Les plus

    connues se rapportent à la Passion du Christ et au Jugement

    dernier. Comme sa fille, Catherine de Suède, Brigitte presse

    les papes d’Avignon de regagner Rome. Vers 1363 elle fonde

    l’ordre du Très-Saint-Sauveur. Elle meurt à Rome au retour

    d’un pèlerinage en Terre Sainte le 23 juillet 1373. Catherine prendra sa suite à la tête de la nouvelle congrégation.

    Sainte Brigitte est patronne de la Suède. (apic/jt/ba)

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