Rome, 2mars(APIC) Il y a aujourd’hui exactement 50 ans que le cardinal
Eugenio Pacelli, déjà secrétaire d’Etat de Pie XI, fut élu pape (2 mars
1939). A l’occasion du cinquantième anniversaire de l’élection, "L’Osservatore Romano" consacre une page entière à Pie XII, qui fut à la tête de
l’Eglise dans une des périodes les plus difficiles de l’histoire récente.
Les articles de "L’Osservatore Romano" attachent beaucoup d’importance à
l’attitude de Pie XII et du Saint-Siège envers les événements internationaux, entre autres envers le nazisme. Dans un premier article, "L’Osservatore Romano" écrit à propos des critiques adressées au pape, et parle de
"l’obssession" du "compromis avec le totalitarisme nazi fasciste", de "la
condamnation des "silences présumés" devant les horreurs de l’Allemagne
hitlérienne.
Le quotidien du Vatican écrit qu’"un conflit ouvert avec les systèmes
totalitaires des années 30 et 40 aurait certainement empêché non seulement
chaque influence modératrice mais aussi l’implantation socio-chrétienne
contemporaine". De plus, dit encore le journal, "une logique conflictuelle
exaspérée aurait imposé une centralisation ecclésiale pressante, opposée
aux particularismes nationaux ou locaux". Tout et le contraire de tout,
écrit le journal du Vatican, se presse dans une sorte de sommeil de la raison des historiens
Le journal cite encore le cardinal Pietro Gasparri, qui fut aussi secrétaire d’Etat. Ce dernier disait que "ce siècle semble exiger du pontificat
d’aujourd’hui précisémment ce qu’on reprochait au pontificat de hier. On
voudrait... que le souverain pontif actuel se jette au milieu des peuples
en armes (...). Pour aller jusqu’au fond, nous devrions condamner tour à
tour avec grands bruits tous les peuples, toutes les classes sociales et
toutes les catégories de pécheurs".
Après avoir affirmé que sur Pie XII convergeait toutes les difficultés
et les contradictions d’une culture en crise, "L’Osservatore Romano" fait
remarquer que les documents qui, petit à petit ont été disponibles et le
long mûrissement d’une interprétation historique plus méditée ont restitué
à Pie XI son importance et sa valeur. Le journal explique à ce propos que
son travail diplomatique était originellement formé par les directives de
Benoît XV, c’est-à-dire: "impartialité (et pas neutralité) entre les puissances en lutte, revendication d’espace à l’action pacificatrice, et engagement concret pour l’humanité souffrante".(apic/jt/pr)