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    Rio : les "fabriques d’anges" ne chôment pas au Brésil (280388)

    De 3 à 5 millions d’avortements par an, plus que les naissances

    Rio de Janeiro, 28mars(APIC) Le bureau de l’Organisation Mondiale de la

    Santé (OMS) au Brésil a révélé récemment qu’ "entre trois et cinq millions

    de femmes brésiliennes interrompent volontairement leur grossesse chaque

    année, ce qui équivaut au 10 % des avortements dans le monde". C’est ainsi

    que le Brésil est devenu le premier pays du monde pour le nombre d’avortements provoqués, annonce l’agence de presse catholique "AICA".

    Il naît annuellement environ 2,5 millions d’enfants au Brésil, ce qui

    signifie que le nombre d’avortements dépasse largement celui des naissances. L’OMS signale également que "la pratique de ces avortements occasionne

    (en raison de la clandestinité et des très mauvaises conditions d’hygiène

    dans lesquelles ils se réalisent) la mort de près de 400’000 femmes chaque

    année".

    73 % de ces avortements se réalisent dans les Etats du Sud du Brésil,

    dans la partie la plus développée du pays, tandis que 20 % des interruptions volontaires de grossesse ont lieu dans la région très pauvre du Nordeste. La même source affirme que les "fabriques d’anges", comme on appelle

    les cliniques clandestines qui pratiquent l’avortement fonctionnent dans

    les grandes villes. A Rio de Janeiro, par exemple, les avortements constituent un "commerce" pour une cinquantaine de médecins qui travaillent dans

    17 cliniques différentes et qui demandent entre 400 et 1’000 dollars pour

    chaque intervention. (apic/dic/be)

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