Ridoré
disent vouloir continuer, mais également que la Suisse appuie davantage.
Type de projets? Commission d’experts, qui émet un voeux à l’adresse de la
direction et du Conseil de Fondation. Actuellement, l’action soutien 10
projets en Haïti, projet d’organisation paysanne, d’animation rurale, le
Mouvement paysan de Papaye, un soutien à des groupes de femmes; à Port-auPrince, soutien de la Fondation La famille, c’est la vie", un projet fait
par le Père Aristide pour les enfants de la rue afin de leur donner des activités, une formation, etc.En 1990, sans parler du secteurmissionnaire, ,
les montant alloué par Action de Carême s’élève à 600’000 frans pour des
projets de dévelopement.
Ridoré a rencontré le Père Aristide, il était en Haïti du 14 au 23 janvier, le vendredi 18 janvier. Ce qui est ressorti? Comment Arisatide voit
son gouvernement, sa présidentce, les priorités... Comment le Père voit les
relations avec l’Eglise
En ce qui concerne l’Eglise, deux niveaux: les relations officielles,
entre l’Etat haïtien et le Saint-Siège. Ce sont là des relations d’Etat à
Etat, sur une base de respect mutuel et de réciprocité. Ses sentiments personnels par rapport à l’Eglise en Haïti, deux choses aussi. Les relations
avec la hiérarchie, toujours assez mauvaises, mais il dit ne pas avoir de
ressentimeent personnel contre tel ou tel éêque, y compris contre l’archevêque. qui peut retrourner en Haïti....V, Comme l’archevêque était vu comme
très proche des Duvalier et des macoutes, il a des problèmes avec le peuple, et non pas avec Aristide. En ce qui concerne ses propres sentiements,
il ne voit pas pourquoi de très bonnes relations ne pourront pas se développer entre son gouvernement et l’Eglise. Lui même voit son engagement
comme une continuité par rapport à l’engagement qu’il avait auparavant. Il
ne perçoit pas cela comme une contradiction, une rupture.
Ses plans? Dans l’avenir immédiat, il y a un certain nombre d’axes qui
se dégagent. Etablir un consensus, c’est-à-dire rassembler les gens... il a
été voté par deux haïtiens sur trois, de toutes les couches sociales, de
tous les partis, de toutes les tendances. Donc les gens ont besoin et ont
exprimé très nettement une volonté de rassemblement. Il doit y travailler.
Ce qui veut dire que par rapport à son discours, il doit mettre de l’eau
dans son vin. ce dont il est conscient. Jouer en un mot le rôle de réconciliateur et de rassembleur. Mais il ne veut pas jouer un rôle de réconciliation avant la justice. Il y a une soit de justice chez les haïtiens qui ont
été victimes et qui le sont encore d’arbitraire, d’expropriation, d’injustices de toute sorte. Il tient à ce que l’institution judiciare soir réhabilité et que les gens qui ont commis des fautes graves puissent rendre
compte face au pays. La réconciliation, oui, mais pas sans justice.
A court terme, il s’agit pour lui de plusieurs choses précises: lutter
contre la vie chère. Les revenus disponibles sont beaucoup trop bas par
rapport aux besoins du minimum vital. Lutter contre la vie chère. Produits
et matières essentiellles., arriver à faire baisser ses prix; créer des emplois; rétablir la sécurité. Il devra s’attaquer à ces problèmes dans les
mois qui viennent.
A long terme: donner la priorité à une mobilisation des ressources locales, ne serait-ce déjà la fiscalité qui a été détournée par les régimes
précédents, afin de la restituer au domaine public; relancer sens du travail communautaire traditionnel chel l’haïtine, dévelooper les ressources
naturelles, réorganiser la production, favoriser les petits crédits aux
paysans: Bref, leur donner les moyens de se prendre en charge en eleur facilitant la tâche., le déboisement, catastrophique, et aussi continuer le
travail d’alphabétisation.