Rhodes: Les orthodoxes se préparent de la rencontre (130693)
Reprise d’un dialogue en panne depuis plusieurs années
Rhodes, 13juin(APIC) Lors d’une rencontre interorthodoxe qui s’est tenue
dans l’île de Rhodes, en Grèce, des représentants orthodoxes ont discuté ce
week-end de la ligne qu’ils adopteront lors de la prochaine session de la
commission mixte pour le dialogue théologique entre l’Eglise catholique et
l’Eglise orthodoxe, qui doit se tenir du 17 au 24 juin prochain au monastère orthodoxe de Balamand, au Liban.
Cette reprise du dialogue catholique-orthodoxe - en panne depuis un certain nombre d’années, notamment depuis que les changements survenus à l’Est
ont permis la renaissance des Eglises catholiques de rite byzantin unies à
Rome (uniates) - survient après le boycott par plusieurs Eglises orthodoxes
du Synode des évêques sur l’Europe en 1991 et de la deuxième rencontre de
prière d’Assise en janvier dernier. Les orthodoxes accusent Rome de faire
du "prosélytisme" dans les régions de tradition orthodoxe en Europe de
l’Est et au Proche-Orient.
Pour les responsables des principales Eglises orthodoxes engagées dans
le dialogue oecuménique, le thème de discussion prioritaire avec l’Eglise
catholique est lié aux problèmes de l’uniatisme et du "prosélytisme" romain. Déjà en 1987, le problème de l’uniatisme avait focalisé l’attention,
les orthodoxes en faisant un préalable à toute discussion. Lors de la dernière réunion à Freising, en Allemagne, il y a trois ans, seules huit des
treize Eglises orthodoxes qui participent à cette commission avaient envoyé
des délégués. Cette rencontre avait néanmoins abouti à la publication d’un
document reconnaissant que l’uniatisme n’est pas un modèle pour l’unité.
La session suivante qui devait déjà se tenir à Balamand en juin 1992
avait été finalement ajournée après que huit Eglises orthodoxes locales
aient décidé de ne pas y participer, motivant leur refus par le climat hostile à l’Eglise romaine, qui se développait dans plusieurs d’entre elles
et par la constatation qu’on ne pouvait enregistrer aucun progrès dans les
relations entre catholiques et orthodoxes au niveau local.
Malgré le souhait de certaines Eglises orthodoxes, le Synode pan-orthodoxe de Constantinolple a décidé la continuation du dialogue avec les catholiques. Le patriarche oecuménique de Constantinople, Bartholomée Ier,
s’est lui-même engagé pour le dialogue et pour la préparation de la rencontre de Balamand, au Liban. (apic/cic/sop/be)