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    Retour de la messe tridentine à St-Pierre: une ouverture de Léon XIV?

    Le cardinal américain Raymond Burke célébrera le 25 octobre 2025, une messe selon le rite tridentin (la forme rituelle pré-Vatican II) dans la basilique Saint-Pierre. Un événement perçu comme un signe d’ouverture par les traditionalistes, après plusieurs années sous le pontificat de François pendant lesquelles ils n’avaient pu s’approcher des autels de la basilique vaticane.

    I.MEDIA / Maurice Page

    Depuis 2012, le Coetus Internationalis, un consortium international d’associations en faveur de la liturgie traditionnelle – telle qu’on la célébrait avant la publication du missel de 1970 par Paul VI – organise chaque année un grand pèlerinage à Rome. De 2012 à 2022, ce rassemblement avait pour point culminant une messe pontificale – en grande pompe – dans la basilique Saint-Pierre au Vatican.

    Ce pèlerinage porte le nom de Summorum Pontificum, le motu proprio de 2007 de Benoît XVI qui libéralisait la "forme extraordinaire" du rite romain en autorisant largement l’usage du missel de 1962 publié par Jean XXIII avant le concile Vatican II. Cependant, en 2021, ce texte est abrogé par François.  Le motu proprio Traditionis custodes reprend essentiellement l’esprit et la lettre de l’indult de 1984, accordé par Jean Paul II. Il réaffirme que la seule forme du rite romain est le missel de Paul VI. La concession continue, bien que limitée, du missel tridentin se situe dans la catégorie de l’exception que les évêques locaux sont libres d’accorder ou de refuser.

    Les restrictions de Traditionis custodes

    Le pape François explique sa décision par la volonté de préserver l’unité de l’Eglise en évitant le risque de voir se constituer une Église parallèle, rejetant non seulement la nouvelle messe mais toutes les réformes du Concile Vatican II. Le désir d’unité a été «gravement méprisé», les concessions offertes avec magnanimité ont été utilisées «pour accroître les distances, renforcer les différences, construire des oppositions qui blessent l’Église et entravent son chemin, l’exposant au risque de la division», écrit-il. Un peu paradoxalement le pape François prolonge en 2022, le régime d’exception dont bénéficient les communautés Ecclesia Dei, en particulier Fraternité sacerdotale Saint-Pierre (FSSP) composée d’anciens intégristes ayant refusé de suivre Mgr Lefebvre dans le schisme, n’exigeant même pas d’elles la célébration dans les deux rites.

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    Riddes le 17 avril 2024. Funérailles de Mgr Vitus Huonder à la Fraternité sacerdotale saint-Pie X | © Bernard Hallet

    Divers évêques, entre autres en France et aux Etats-Unis, retirent cependant aux congrégations traditionalistes les charges qui leur avaient été confiées, et s’appliquent à faire respecter plus strictement l’interdiction de célébrer la messe tridentine dans les églises paroissiales. De même, le Saint-Siège a manifesté son souhait de faire appliquer Traditionis custodes au Vatican.

    Ce changement de cap a été reçu avec beaucoup d’amertume et de colère dans les milieux traditionalistes. Certains n’hésitant pas à parler de persécution.

    Des restrictions à Saint-Pierre depuis 2021

    Dès mars 2021, la Secrétairerie d’État a limité la célébration de la messe traditionnelle dans la basilique Saint-Pierre, l’autorisant uniquement dans la petite chapelle Clémentine et imposant quatre créneaux dans la matinée. Encore autorisé en 2022, le pèlerinage Summorum Pontificum s’est finalement vu refuser l’accès à la basilique Saint-Pierre en 2023 et 2024.

    L’annonce du retour de la liturgie traditionaliste sur un des autels les plus importants de la basilique vaticane cette année a été accueillie avec joie par les organisateurs. Le coordinateur du pèlerinage, le Français Christian Marquant, attribue avec reconnaissance ce retour "au Ciel et au pape Léon".

    Dans un entretien publié sur le site du pèlerinage, le cofondateur du mouvement traditionaliste Renaissance catholique souligne aussi la célébration, vendredi 23 octobre, des vêpres solennelles pour les pèlerins venus de 100 pays dans une basilique romaine par le cardinal Matteo Maria Zuppi, président de la conférence épiscopale en Italie, réputé très proche du pape François. "C’est un signe éloquent de paix et de charité entre tous les catholiques", estime-t-il, rappelant que l’archevêque de Bologne avait déjà fait ce geste en 2022.

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    Célébration à la basilique Saint-Pierre de Rome | capture d'écran Vatican Media

    Une conférence à l’Augustinianum

    Le même jour se tiendra un congrès sur la "paix liturgique" à l’Augustinianum, centre de conférences romain administré par l’Ordre de Saint-Augustin. Dans l’amphithéâtre situé à quelques pas de la maison généralice de l’ordre dont est issu le pape Léon XIV, une intervention du journaliste traditionaliste italien Marco Tosatti est notamment prévue sur "l’héritage compliqué du pape François".

    Le lendemain aura lieu la messe pontificale, célébrée à l’autel de la Chaire par le cardinal américain Raymond Burke. Mis sur la touche par le pape François depuis 2017, l’ancien patron de l’Ordre de Malte avait été l’une des voix critiques les plus notoires ces dernières années au sein du collège des cardinaux, en particulier contre les restrictions imposées par Traditionis custodes, qu’il a décrites comme une "persécution". Il a été reçu en audience par le pape Léon XIV le 22 août dernier et pourrait avoir joué un rôle dans le retour du pèlerinage traditionaliste au Vatican.

    Une question de décorum?

    "Une telle célébration ne peut pas se dérouler dans la basilique sans l’aval du pape", assure en effet une source vaticane. Depuis le début de son pontificat, Léon XIV ne s’est pas exprimé sur les questions liturgiques, mais a montré une attention plus soutenue pour le décorum attaché à sa fonction, notamment sur le plan vestimentaire. On l’a vu notamment porter la mozette rouge traditionnelle qu’avait refusée François pendant tout son pontificat. Pour les célébrations liturgiques il a maintenu les tenues et le style sobres de son prédécesseur, même si de timides tendelles ont réapparu au bas des aubes. Quant au fait de célébrer régulièrement la messe en latin, c’est le cas de tous les papes. (imedia/cath.ch/cd/mp)

    Quoi de neuf sur le front de la messe tridentine? 1/2 

    21/07/2025

    Quoi de neuf sur le front de la messe tridentine? 1/2 

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