"Ce qui reste à faire est encore plus difficile que ce qui a déjà été fait"
Rome, 27juin(APIC) Les Eglises, avec leur engagement constant pour la défense des droits de l’homme, doivent maintenant concentrer leurs efforts
sur le réveil et l’éducation des consciences vers les valeurs morales et
sociales et vers un sentiment du bien commun sans quoi aucune société ne
peut exister et encore moins prospérer, a déclaré en substance mercredi le
cardinal français Roger Etchegaray avant de quitter l’Afrique du Sud où il
vient d’effectuer une visite de 9 jours.
Le cardinal Etchegaray, qui est président de la Commission pontificale
"Justice et Paix" et du Conseil pontifical "Cor unum" a exprimé sa satisfaction pour "les efforts courageux réalisés ces derniers temps en Afrique
du Sud, mais a ajouté que ses contacts avec les autorités civiles et les
représentants de la vie sociale et politique l’ont convaincu que "ce qui
reste à faire est probablement encore plus difficile que ce qui a déjà été
fait".
Mgr Etchegaray, qui se rendait pour la seconde fois en Afrique du Sud, a
constaté que même si l’apartheid est "légalement démantelé", il faut encore
éliminer les conséquences de ce système à travers une nouvelle structure et
encore plus à travers un nouvel esprit. Le cardinal a préconisé "une volonté exceptionnelle des parties intéressées, et cela dans un climat fraternel
et sans violence. Il a souligné que l’impératif du pardon et de la réconciliation né de l’Evangile doit être sans cesse rappelé, proclamé et vécu.
Dans un communiqué publié le jour du départ du cardinal français, le Vatican déclarait que cette visite était "une confirmation de la sollicitude
du Siège apostolique en vue d’une évolution socio-politique et pacifique de
l’Afrique du Sud..." (apic/jt/pr)