Restructuration du Conseil Oecuménique des Eglises (260791)
Genève, 26 juillet(APIC) En vue de la mise en pratique des résolutions de
la VIIe Assemblée du COE tenue à Canberra (Australie) en février dernier,
le Comité exécutif du COE a mis en place une nouvelle structure divisée en
quatre unités qui concernent respectivement l’unité et le renouveau des
chrétiens; la mission, l’éducation et le témoignage; la justice, la paix et
la Création; le partage et le service. Le but de cette restructuration est
de donner au COE une vision mondiale, réconciliatrice, globale et prophétique. Ce modèle sera soumis au Comité central réuni du 20 au 27 septembre à
Genève.
L’unité I, nouvelle, s’occuperait de la recherche de l’unité des chrétiens, de la communauté de l’Eglise (en tant que Koinonia: don et vocation), du renouveau du culte et de la spiritualité, de la formation oecuménique et théologique. L’Unité II concentrerait son action dans les domaines
de la mission et de l’évangélisation, de la problématique Evangile et culture, du dialogue, de la guérison et de la transformation.
L’Unité III aurait à poursuivre le processus conciliaire JPSC (justice,
paix, sauvegarde de la Création) et les analyses théologiques, éthiques,
socio-économiques et écologiques du COE. Elle mènerait également des recherches sur la justice économique, les minstères de paix, le règlement des
conflits, les droits de l’homme, la communication comme pouvoir, mais aussi
sur les droits des peuples autochtones et les minorités. Les femmes, les
jeunes et les affaires internationales seraient également regroupés dans
cette unité.
Enfin l’Unité IV engloberait la solidarité par le partage des ressources, la diaconie, le développement des ressources humaines, la recherche de
nouveaux modèles de partage et de service, de même que l’analyse biblique
et théologique de ce travail. Les attributions du Secrétariat général seraient élargies et engloberaient la direction et les finances, les relations ecclésiastiques oecuméniques et inter-religieuses, la communication
et la coordination entre les unités. En imaginant cette structure, le Comité exécutif a tenu compte de la nécessité de rééquilibrer les finances du
COE, qui présentaient en 1990 un découvert de 3,2 millions de francs sur un
budget de 42 millions. (apic/spp/sjb)