Reprise des relations diplomatiques (150590)
Rome, 15mai(APIC) Le Saint-Siège et la Roumanie ont repris leurs relations diplomatiques interrompues depuis plus de 40 ans, a annoncé un communiqué publié mardi par la salle de presse du Vatican: "Le Saint-siège et
la Roumanie, désireux de promouvoir des rapports mutuels d’amitié, ont décidé d’un commun accord de rétablir des relations diplomatiques au niveau
de la nonciature apostolique de la part du Saint-Siège, et d’ambassade de
la part de la Roumanie". Le Saint-Siège souhaite que ces relations
s’orientent toujours plus vers une "collaboration profitable".
C’est en juillet 1948 que le gouvernement roumain a dénoncé unilatéralement le concordat signé le 10 mai 1927 entre la Roumanie et le Saint-Siège.
Le 4 juillet 1950 les deux représentants du Saint-Siège restés à la nonciature de Bucarest se sont vus obligés de quitter le pays. La normalisation
des relations Reprise des relations diplomatiques (150590) a officiellement repris
le 14 mars dernier, lorsque Jean Paul II nommait sept évêques de rite latin
et cinq évêques de rite byzantin, rétablissant ainsi la hiérarchie roumaine
dans sa totalité. L’une des premières mesures prises après les bouleversements de décembre 1989 fut l’abolition du décret anti-religieux de 1948.
La Roumanie est le quatrième pays d’Europe de l’Est à renouer des relations diplomatiques avec le Saint-Siège après les récents bouleversements.
Il suit la Pologne (juillet 1989), la Hongrie (février 1990) et la Tchécoslovaquie (avril 1990). Les bases d’un accord entre le Saint-Siège et
l’Union Soviétique ont été posées lors de la Visite de Mikhaïl Gorbatchev
au Vatican le 1er décembre dernier. Le 15 mars de cette année les deux
Etats ont repris des "relations de travail officielles".
L’Eglise gréco-catholique de Roumanie avait été intégrée de force à
l’Eglise orthodoxe roumaine en 1948. Le pouvoir communiste avait alors voté
un décret supprimant les diocèses de rite byzantin et limitant la liberté
de la communauté de rite latin, obligeant l’Eglise catholique à vivre plus
de 40 ans dans la clandestinité. La restitution des biens confisqués par
l’Eglise orthodoxe à l’Eglise gréco-catholique doit encore être réglée. Aujourd’hui, selon les données fournies par le Bureau Central des Statistiques de l’Eglise arrêtées au 31 décembre 1989, la Roumanie compte environ
1’381’679 catholiques de rite latin, assistés par quelque 870 prêtres, et
environ 1,5 million de catholiques uniates, assistés par quelque 540 prêtres. (apic/cic/cip/cor)