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    Il renonce à tout recours contre son extradition

    Rennes: Le militant anti-IVG James Kopp bientôt extradé vers les Etats-Unis

    Rennes, 28 mai 2002 (APIC) Le militant anti-avortement étasuniens James Kopp, recherché pour le meurtre d’un gynécologue dans son pays, devrait être reconduit aux Etats-Unis très prochainement, après sa décision de renoncer à tout recours contre son extradition.

    James Charles Kopp, 47 ans, a officiellement annoncé lundi au greffe de la maison d’arrêt de Rennes (Ille-et-Vilaine) qu’il renonçait à attaquer devant le conseil d’Etat le décret d’extradition pris à son encontre, en faisant valoir sa volonté de "réhabiliter (son) nom le plus rapidement possible".

    L’extradition de M. Kopp, recherché pour le meurtre le 23 octobre 1998 près de Buffalo (Etat de New-York) du Dr Barnet Slepian, un gynécologue obstétricien de 52 ans qui pratiquait des interruptions volontaires de grossesse (IVG), ne devrait toutefois pas être immédiate.

    "N’importe comment, il ne pourra être reconduit (aux Etats-Unis) qu’à l’issue" de l’expiration du délai de recours, toujours possible jusqu’au 2 juin inclus, a précisé à l’Agence France presse Robert Baffert, avocat général près la cour d’appel de Rennes. "Je pense que c’est une affaire de jours après le 2 juin", a ajouté le haut magistrat. "Dans la mesure où lui (James Kopp) semble d’accord, ça peut aller très vite", a-t-il poursuivi.

    James Kopp devrait être extradé vers son pays après un peu plus de 14 mois de détention sur le sol français. Arrêté le 29 mars 2001 à Dinan (Côtes- d’Armor), il avait été placé le lendemain sous écrou extraditionnel à la maison d’arrêt de Rennes.

    Saisie de l’affaire, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes avait donné en juin 2001 un avis favorable à son extradition "sous la réserve expresse que la peine de mort ne soit ni requise, ni prononcée, ni appliquée". Elle avait estimé que les assurances données par les autorités américaines au sujet de la non-application de la peine de mort constituaient "d’ores et déjà un engagement non équivoque".

    Comme ben Laden

    M. Kopp avait alors formé un pourvoi, rejeté en octobre par la Cour de cassation. Le décret d’extradition le concernant avait été signé par le Premier ministre Lionel Jospin le 19 février, mais notifié seulement le 2 avril. M. Kopp, qui disposait d’un délai de deux mois pour réagir à cette notification, avait donc jusqu’au 2 juin inclus pour intenter un éventuel recours devant le Conseil d’Etat contre ce décret.

    Connu sous le nom d’"Atomic Dog" dans le mouvement "pro life" américain, ce charpentier de profession, fervent catholique, avait été arrêté plus de 20 fois, entre 1984 et 1997, pour avoir entravé le fonctionnement de cliniques gynécologiques. Jusqu’à son arrestation, il figurait sur la liste des dix fugitifs les plus recherchés par le FBI (sûreté fédérale américaine), au côté notamment du milliardaire d’origine saoudienne Oussama ben Laden. (apic/ag/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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