Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Remous autour de la Déclaration du Conseil (181088)

    de la FEPS sur la "Nuit de cristal"

    Le droit des Palestiniens passé sous silence

    Berne, 18octobre(APIC) C’est en raison de la montée de l’antisémitisme en

    Suisse (des croix gammées apparaissent de plus en plus fréquemment sur les

    murs des synagogues, des cimetières juifs ont été profanés) et pour

    commémorer les pogroms anti-juifs commis par les nazis le 9 novembre 1938

    que le Conseil de la Fédération des Eglises protestantes de la Suisse

    (FEPS) publiera prochainement une Déclaration sur la "Nuit de cristal". Non

    encore rendue publique, cette Déclaration suscite déjà des remous, car si

    elle mentionne le droit à l’existence de l’Etat hébreu, elle passe sous

    silence le droit des Palestiniens.

    Rappelant la tragique "Nuit de cristal" il y a cinquante ans, durant laquelle furent détruites les synagogues d’Allemagne et d’Autriche, le Conseil de la FEPS note qu’en ce moment-là, "en Suisse également, on ne fit

    pas tous les efforts voulus pour porter secours aux juifs persécutés". Et

    de regretter que des chrétiens aient eux aussi, manifesté de l’hostilité

    envers les juifs : "Nous sommes conscients qu’en enseignant pendant des

    siècles le mépris des juifs, les Eglises ont préparé le terrain de l’antisémitisme moderne".

    Ce qui a provoqué la colère de nombreux chrétiens solidaires des Eglises

    de Terre Sainte, c’est que la Déclaration répète "qu’il est du devoir des

    Eglises et de chaque chrétien de prendre la défense du droit à la vie du

    peuple juif, ce peuple qui nous est particulièrement proche, et de l’Etat

    hébreu..." Dans une lettre ouverte, l’Association pour la reconstruction

    d’Emmaüs, qui regroupe des chrétiens, des musulmans et des juifs, regrette

    que l’on fasse de la défense de l’Etat hébreu un devoir pour les chrétiens,

    alors qu’on ne parle pas du "droit à la vie du peuple palestinien". Faisant

    une très brève allusion aux Palestiniens, la Déclaration mentionne

    uniquement "la situation regrettable dans les territoires occupés".

    "Nous reconnaissons que cette Déclaration est lacunaire, concède Pierre

    Vonaesch, secrétaire théologique de la FEPS, mais l’intérêt premier de cette Déclaration est notre situation en Suisse, notamment la montée de l’antisémitisme; cette Déclaration voulait parler des juifs, et non pas tellement des Palestiniens, volontairement, parce que c’était difficile de tout

    mettre dans une même déclaration." Pierre Vonaesch reconnaît qu’on a "évacué", en évoquant la situation d’Israël dans cette Déclaration, les difficultés des Palestiniens, notamment des chrétiens, en Israël et dans les

    territoires occupés. "C’est le ferme espoir au niveau du Conseil de combler

    cette lacune, mais la question est de savoir comment nous allons le faire,

    conclut-il". (apic/be)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus