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    Zurich: Le Conseil fédéral veut renforcer la médecine palliative

    Reconnaissance du droit à l’aide au suicide

    Zurich, 16 juin 2012 (Apic) La législation actuelle est suffisante pour protéger la vie et le droit à l’autodétermination, a déclaré la ministre de la justice Simonetta Sommaruga. Elle a plaidé à Zurich, le 15 juin 2012, pour un renforcement de la médecine palliative et la reconnaissance du droit à l’aide au suicide pour les malades condamnés.

    Devant les délégués au congrès biennal WFRtDS (Fédération internationale des sociétés pour le droit de mourir) de Zurich, la ministre de la justice a défendu la politique du Conseil fédéral pour protéger la vie et le droit à l’autodétermination. "Des dispositions supplémentaires mènent rapidement à une restriction du droit à l’autodétermination, ce que refuse le Conseil fédéral".

    Selon la socialiste, la majorité de la population partage cet avis. Car la prise de position du gouvernement, en 2011, "n’a pas fait de bruit". Dès 2013, la déclaration d’intention du patient sera renforcée dans la loi sur la protection des adultes. Le médecin sera lié par les volontés du malade, sauf en cas de doute sur celles-ci ou si elles incitent à des actes illégaux, rapporte l’ATS.

    L’aide au suicide, une option

    La médecine palliative joue un rôle trop limité en Suisse, a déploré la ministre de la justice. Le Conseil fédéral entend la renforcer et l’encourager. Elle apporte une "contribution importante au droit à l’autodétermination".

    L’aide au suicide est une option. "La médecine palliative offre encore d’autres possibilités pour les personnes en fin de vie. La décision d’un suicide doit être prise en connaissance de ces autres possibilités", a précisé Simonetta Sommaruga.

    La conseillère fédérale s’est également interrogée sur le sens philosophique de ce type de décès. Elle s’est demandée si le succès rencontre par des associations comme "Exit" était "l’expression que nous voulons aussi maîtriser la mort".

    En conclusion, elle a appelé à la dignité pour chacun. "Personne ne doit se prévaloir de définir ce que la dignité signifie en fin de vie, sauf pour soi-même".

    La présence du congrès de la WFRtDS, à Zurich, coïncide avec les 30 ans d’Exit en Suisse. (apic/ats/ggc)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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