"L’unité reste à faire", déclare l’archevêque d’Avignon
Avignon, 30août(APIC) La réconciliation entre les bénédictins du monastère Sainte Madeleine du Barroux (Vaucluse) et le Vatican, survenue le
25 juillet dernier, est le fruit de démarches entreprises depuis plusieurs
années, a indiqué Mgr Raymond Bouchex, archevêque d’Avignon, dans un lettre
adressée à son clergé.
Dans le climat créé par la décision de Mgr Lefebvre d’ordonner quatre
évêques et avec le souci de faire tout ce qui est possible pour sauver
l’unité de l’Eglise, le pape Jean-Paul II avait demandé au cardinal Paul
Augustin Mayer, préfet de la Congrégation pour le culte divin, de rencontrer le Père Gérard Calvet et la Communauté Sainte Madeleine du Barroux. Le
8 juillet, Dom Gérard, en son nom et au nom de la Communauté, avait demandé
"la réconciliation avec le Siège Apostolique". Réconciliation qui fut accordée par le pape. L’accord est expliqué point par point dans une lettre
signée le 25 juillet par le cardinal Joseph Ratzinger, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi et par le cardinal Mayer.
Dans sa lettre, Mgr Bouchex écrit que les prêtres de son diocèse avaient
été tenus au courant des démarches entreprises en vue d’obtenir une régularisation. "J’avais autant que possible facilité ces démarches", dit-il, en
ajoutant: "Ce qui vient de se passer confirme ce qui a toujours inspiré mon
attitude, à savoir que la régularisation canonique de la Communauté ne
dépendait pas de l’archevêque d’Avignon, mais du Siège Apostolique et de la
Confédération Bénédictine".
"Nous pouvons être surpris par la décision qui a été prise", relève Mgr
Bouchex. Mais pour ce dernier, "Quel qu’ait été le passé, quels que soient
nos sentiments personnels et les souffrances ressenties de part et d’autre,
nous devons accueillir dans l’amour de l’unité la réconciliation qui vient
d’avoir lieu". Cependant, souligne l’archevêque d’Avignon, "l’unité réalisée reste à faire. Il faudra du temps. Des blessures sont à cicatriser.
Plus encore, la compréhension, la collaboration, la concertation demanderont des efforts de part et d’autre. Mais en considérant les choses dans la
foi, il vaut mieux avoir à travailler péniblement pour faire grandir
l’unité que vivre dans l’ignorance et la séparation". (apic/pr)