Rome, 29décembre(APIC/CIP) La nomination, lundi 28 décembre, du nouveau
patriarche latin de Jérusalem a fait l’objet d’une grande attention dans la
presse. Dans le contexte politique actuel au Moyen-Orient, la plupart des
observateurs donnent à cette nomination une interprétation politique. Le
Vatican a déjà réagi lundi, par la voix de son porte-parole, (dans notre
édition du 28), soulignant qu’il n’y avait aucune signification politique à
cette nomination. Au Vatican, on fait aussi remarquer que le patriarchat
comprend 85% de fidèles d’origine arabe. Au Secrétariat du patriarchat de
Jérusalem, on est extrêmement prudent, "la décision du pape, a déclaré le
secrétaire, a été faite pour le bien de l’Eglise". Moins réservé est Hilarion Capucci, toujours en grève de la faim, qui se réjouit de cette nomination en soulignant que le "berger doit être proche de son troupeau". Il
considére cette nomination comme "un appui moral objectif au peuple palestinien". Réaction analogue du côté du porte-parole de l’OLP à Rome qui
déclarait qu’à l’OLP ont appréciait beaucoup cette nomination qui "survient
pour nous Palestiniens à un moment délicat, on oublie souvent que de
nombreux Palestiniens sont des chrétiens". L’ambassade d’Israël à Rome
montre qu’il s’agit d’un décision qui regarde l’Eglise. Le maire de Bethléem, Elias Freji, se réjouit, il considère Mgr Sabbah comme un homme de
grande qualité, "le pape a montré son intérêt pour la communauté latine de
Terre Sainte". (apic/cip/bd)