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    Pakistan: Santé précaire pour la chrétienne Asia Bibi condamnée pour blasphème

    Réaction du comité de soutien

    Sheikhupura, 2 janvier 2012 (Apic) La santé physique et mentale d’Asia Bibi, chrétienne condamnée à mort pour blasphème, s’est beaucoup dégradée. Le directeur international de la Fondation Masihi qui lui vient en aide, Haroon Barkat Masih, s’inquiète pour elle. Il craint que sont isolement ne compromette définitivement son équilibre psychologique, annonce le journal français La Croix le 1er janvier 2012.

    Une délégation de la Fondation Masihi lui a rendu visite le 17 décembre 2011 et a indiqué à l’agence Fides que l’état d’Asia Bibi s’est nettement dégradé.

    Accusée en juin 2009 de blasphème par quelques villageoises d’Ittan Wali, la chrétienne est détenue dans la prison de Sheikhupura, au Pendjab. Elle est désormais condamnée à mort. Le communiqué relève qu’elle paraît "vieillie". Pâle, très fragile, elle ne semble pas en mesure de réagir ni de comprendre si ses visiteurs étaient des amis ou des ennemis. "Asia Bibi, qui ne parvenait jamais à fixer un point ou un interlocuteur, est passée par divers stades : absence de réaction, rire, peur et pleurs", lit-on dans le texte.

    Cauchemar pour elle et sa famille

    Dans un moment de lucidité, la prisonnière a déclaré ne se souvenir que du 9 juin qui a constitué pour elle et sa famille le début d’un cauchemar.

    La Fondation Masihi, spécialisée dans la défense des chrétiens et l’éducation au Pakistan, a envoyé au ministère fédéral de l’intérieur pakistanais son rapport et demandé qu’une équipe médicale puisse apporter des soins à Asia Bibi avant que sa santé physique et mentale ne soit irrémédiablement compromise. Devant l’urgence de la situation, le ministre d’État chargé de l’harmonie interreligieuse, le catholique Akram Gill – qui a rencontré le pape le 16 novembre dernier – ainsi que Paul Bhatti, conseiller spécial du premier ministre pour les affaires des minorités religieuses, ont promis d’intervenir.

    La Fondation compte aussi sur la mobilisation internationale pour obtenir la libération de cette mère de cinq enfants, accusée de blasphème pour avoir répondu à des femmes qui lui expliquaient qu’il serait impur pour elles de boire l’eau qu’une non-musulmane venait de puiser. Elle a également annoncé son intention d’écrire à Benoît XVI, qui avait déclaré il y a un an, à l’occasion de ses vœux au corps diplomatique, qu’il était "urgent d’abroger la loi sur le blasphème". (apic/lc/js)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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