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    RDC: plus de 100 morts en juillet en Ituri malgré l’état d’urgence

    «Dans notre province, rien qu’au mois de juillet, plus de 100 personnes, dont des femmes et des enfants, ont été brutalement assassinées lors d’attaques d’une brutalité indescriptible». C’est ce que révèle la Caritas diocésaine de Bunia (province de l’Ituri, dans l’est de la République démocratique du Congo). Sur ce territoire se trouve l'église Beata Anuarite de Komanda, attaquée fin juillet par un commando des Forces démocratiques alliées (ADF).

    Les 100 victimes, rien qu'au mois de juillet de cette année représentent, selon Caritas Bunia, «l'échec flagrant de l'état d'urgence» décrété le 3 mai 2021 par le président Félix Tshisekedi dans l'Ituri et le Nord-Kivu, à l’est de la RDC. L'objectif était pourtant, explique l'agence Fides, de «neutraliser les groupes armés opérant dans les deux provinces; restaurer l'autorité de l'État par le biais d'un gouvernement militaire temporaire; protéger les civils et stabiliser la région».

    Résultats désastreux

    «Quatre ans et près de 100 prolongations plus tard, les résultats sont désastreux: de nouveaux groupes armés ont émergé et sont plus actifs que jamais», affirme Caritas. «L'impunité règne en maître et les massacres se poursuivent sans enquête ni poursuites judiciaires contre les criminels. Pire encore, des témoignages accablants révèlent la complicité, passive ou active, de l'armée congolaise, comme dans le récent massacre de Lopa où les miliciens de la CODECO (Coopérative pour el développement du Congo, une faction armée de RDC active dans le conflit d'Ituri, composée en majorité de peuples de la communauté Lendu, l’un des groupes ethniques de la région) ont profané l'église Giovanni da Capistrano.» La profanation de l'église «a contraint Mgr Dieudonné Uringi, évêque de Bunia, à fermer la paroisse sine die".

    Entre-temps, de nouveaux détails ont été révélés sur l'attaque du village de Komanda. Les assaillants sont entrés dans le village vers deux heures du matin depuis leur bastion sur le mont Hoyo. Ils ont attaqué l'église paroissiale Beata Anuarite, tuant une vingtaine de personnes à coups de machettes rassemblées pour une veillée de prière. D'autres corps ont été retrouvés dans des maisons et des commerces incendiés non loin de l'église, dont celui d'un homme carbonisé retrouvé dans un camion incendié par les assaillants. Au total, 43 personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées.

    Inaction de la MONUSCO

    L'attaque de Komanda a provoqué, selon Caritas, une panique généralisée qui a entraîné l'exode massif de la population vers Bunia, Beni et Kisangani, ainsi que la suspension des activités économiques et religieuses. Tout cela a aggravé la crise humanitaire déjà existante en raison de l'arrivée de nouveaux déplacés. Caritas Bunia dénonce «l'inaction inacceptable des forces de sécurité et de la MONUSCO (Mission de l'ONU en RDC), qui, bien que stationnées à moins de 3 kilomètres du lieu du crime, ne sont pas intervenues pour protéger les civils».

    Dans le communiqué envoyé à l'Agence Fides, Caritas Bunia souligne que la situation sécuritaire en Ituri se détériore: «Avec l'émergence d'un nouveau mouvement rebelle (Convention pour la révolution populaire), récemment fondé par Thomas Lubanga et ses complices en Ouganda, et les alliances contre nature entre l'armée régulière (FARDC) et les milices criminelles qu'elle est censée combattre, l'Ituri sombre dans un chaos sans précédent.

    La population, livrée à elle-même, ne sait plus à qui faire confiance». Afin d'éviter de nouveaux massacres et d'améliorer la sécurité dans la région, Caritas demande la levée immédiate de l'état d'urgence, qu'elle qualifie de «mesure inefficace rejetée par la population»; le remplacement de tout le personnel des FARDC et de la police déployé à Komanda pendant le massacre du 27 juillet, ainsi qu'à Lopa pendant les massacres et les destructions du 21 juillet 2025; la révision urgente des stratégies de protection des civils afin d'éviter de nouvelles tragédies. (cath.ch/fides/bh)

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