Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    et la sauvegarde de la Création à Séoul du 5 au 12 mars

    Rassemblement oecuménique mondial pour la justice, la paix (150290)

    Les Eglises suisses partie prenante

    Berne, 15février(APIC) Plus de 800 personnes, sans compter les journalistes, participeront, du 5 au 12 mars, au Rassemblement mondial pour la justice, la paix et la sauvegarde de la création (JPSC) à Séoul. Cet événement

    ne laisse pas indifférent les Eglises de Suisse, encore marquées par les

    impulsions nées du grand rassemblement oecuménique européen "Paix et Justice" en mai dernier à Bâle. Ce jeudi à Berne, elles ont expliqué ce qui est

    en jeu à Séoul et le pourquoi de la non-participation de l’Eglise catholique en tant que co-invitante de cette assemblée convoquée par le Conseil

    oecuménique des Eglises (COE) à Genève.

    A Séoul, il y aura 500 délégués votants, dont 300 représentants officiels des Eglises membres du COE, d’autres Eglises, de mouvements oecuméniques, ainsi que des invités, conseillers et représentants d’autres religions. L’Eglise catholique ne sera représentée que par 20 observateurs sans

    droit de vote. A l’ordre du jour du rassemblement, les menaces qui pèsent

    sur la planète seront analysées et les délégués des Eglises tenteront de

    dépasser leurs différences pour s’engager concrètement en faveur du désendettement du tiers-monde, de la démilitarisation et de la lutte contre

    "l’effet de serre".

    "Pas un programme politique"

    Vice-présidente du COE et présidente du Comité préparatoire du Rassemblement, la Suissesse Marga Bührig a souligné que le document de Séoul, intitulé "Entre le déluge et l’arc-en-ciel", n’était pas "un programme politique" ou un document de l’ONU, mais une interpellation de chrétiens à

    chrétiens, devant une crise profondément spirituelle, qui met chacun face à

    sa propre responsabilité. Face à la crise actuelle du monde, il faut renouveler l’Alliance avec Dieu. A Séoul, il s’agira non seulement de réfléchir

    dans les groupes de travail, mais également de participer à un événement

    religieux, ponctué de sept moments liturgiques inspirés de la cérémonie de

    renouvellement de l’alliance décrite par Josué dans son livre.

    Le Père Roland B. Trauffer, secrétaire de la Conférence des évêques

    suisses (CES), a rappelé que l’Eglise considère que les problèmes traités à

    Séoul "sont au coeur de toute préoccupation chrétienne sincère". Au sein de

    l’Eglise catholique, les Conseils pontificaux "Justice et Paix" et "Cor Unum" ont reçu mission de favoriser la mise en oeuvre de la charité évangélique. Le récent message du pape Jean Paul II pour la journée mondiale de la

    paix a insisté particulièrement sur le lien entre paix et création. Il n’a

    donc pas fallu attendre le programme JPSC pour se persuader du lien étroit

    entre la promotion humaine et l’évangélisation, qui est la mission propre

    de l’Eglise.

    A part le rassemblement de Bâle, l’Eglise catholique a participé à

    d’autres rencontres du même genre dans le Pacifique, aux Caraïbes et au

    Moyen-Orient. Elle a collaboré pleinement à la préparation de Séoul, tout

    en n’étant pas co-invitante, "et elle s’est engagée sans doute plus que

    n’importe quelle autre Eglise du COE". Elle finance d’ailleurs 10 % des

    frais globaux de Séoul, a-t-il souligné.

    Divergences ecclésiologiques

    Evoquant la participation des Conférences épiscopales d’Europe, à l’égal

    des Eglises protestantes et orthodoxes européennes au Rassemblement de Bâle, le P. Trauffer a relevé que "ce qui est possible et même réalisé sur le

    plan local, national ou régional dans ce processus JPSC, paraît plus difficile au niveau mondial". Il y a d’abord la différence de nature entre

    l’Eglise catholique d’une part et le COE d’autre part, qui est un Conseil

    d’Eglises. Nicolas Buttet, délégué du Vatican au COE pour Séoul, a souligné

    la nécessité du témoignage commun des chrétiens dans le domaine de la justice, de la paix et de la sauvegarde de la création (JPSC), face à la crise du monde actuel: "JPSC devient un moyen pour dire Jésus-Christ dans le

    monde d’aujourd’hui... ce n’est pas un but en soi". Le P. Trauffer a d’ailleurs cité l’archevêque russe orthodoxe Cyrille, qui, à Bâle, avait également insisté pour que le processus JPSC ne devienne pas une fin en soi.

    N. Buttet a également relevé qu’il y avait eu une certaine précipitation

    dans la préparation du document de Séoul, et que l’Eglise catholique avait

    eu des difficultés sur certains points (problèmes liés à la Trinité, au

    christocentrisme, à la notion d’Alliance, à la conception de l’Eglise, au

    problème de la conversion personnelle, etc.). Comme il n’a pas été possible

    d’aplanir ces divergences, a affirmé le P. Trauffer, il est apparu plus juste - mais aussi plus douloureux - de respecter le choix du COE dans

    l’orientation choisie pour ce Rassemblement et de ne pas être votant à Séoul.

    N. Buttet a aussi expliqué qu’à la différence de Bâle, la préparation de

    Séoul a été très difficile, car les pays du tiers-monde ont amené leurs

    problématiques propres (des "revendications légitimes, mais dures", a-t-il

    précisé) qu’il n’a été simple d’assumer en l’espace d’un an. D’autre part,

    à Bâle, le Conseil des conférences épiscopales d’Europe (CCEE) participait

    à 50 % et avait un droit de veto, ce qui lui permettait d’avoir plus d’influence. Les conférences épiscopales ont aussi une autonomie, ce qui leur a

    permis à Bâle de s’engager. Par contre, lorsque l’on engage l’Eglise catholique universelle, relève-t-il, on engage l’autorité même du pape et qu’à

    ce niveau, il n’y a pas de "compromis pastoral", dans la mesure où cela est

    possible au niveau pastoral pour les Conférences épiscopales. (apic/be)

    Encadré

    Les participants suisses

    Les délégués suisses, qui représentent la Fédération des Eglises Protestantes de la Suisse (FEPS), sont Madeleine Strub-Jaccoud, coordinatrice du Comité oecuménique suisse JPSC, et le pasteur Pierre Genton, membre du Conseil de la FEPS. Le théologien réformé Lukas Vischer ainsi que Mme Brigitte

    Sigrist, de l’Eglise méthodiste, y participeront également à titre

    d’invités. Parmi les vingt consulteurs catholiques romains figurent trois

    personnalités genevoises : Mgr Amédée Grab, évêque auxiliaire du diocèse de

    Lausanne, Genève et Fribourg, Nicolas Buttet, collaborateur du bureau JPSC

    du COE et Patrick de Laubier, professeur de sociologie à l’Université de

    Genève. (apic/be)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus