Rassemblement oecuménique de Séoul: l’heure est aux bilans (120390)
Séoul, 12mars(APIC) Un premier texte touchant aux "affirmations" communes
a été longuement discuté par les participants au Rassemblement oecuménique
mondial "Justice, Paix et Sauvegarde de la Création" (JPSC) de Séoul, qui
s’achève lundi dans la capitale de la Corée du Sud.
Sur les questions touchant le pouvoir; l’option de Dieu en faveur des
pauvres; la valeur égale de toutes les races et de tous les peuples; l’égalité de l’homme et de la femme; la liberté; la paix comme base de la justice; le caractère sacré de la vie; les jeunes; les droits de l’homme, les
délégués ont affirmé une commune analyse des situations, à la lumière de
l’Ecriture. Après avoir exprimé leur détermination à s’opposer à tout ce
qui fait obstacle à la justice, à la paix et à la sauvegarde de la création, les participants ont "conclu une alliance": un engagement à des actions concrètes et à des attitudes précises.
Si le vote des affirmations et des alliances a été long et souvent difficile, celui du message final s’est en revanche fait aisément, avec quelques modifications apportées à une très large majorité. En conclusion de ce
texte, les délégués reconnaissent que le Rassemblement de Séoul n’est pas
la conclusion d’une démarche, mais que "nous ne sommes qu’au début d’un
long processus".
C’est là également l’avis de l’archevêque Kirill, président de la Conférence des Eglises européennes (KEK), pour qui le Rassemblement de Séoul est
un événement positif, mais qu’il n’est qu’une étape dans la mesure aussi où
il manque aux textes votés une dimension personnelle: "Nous parlons de
l’éthique dans le contexte des problèmes sociaux, politiques, économiques,
mais nous ne disons rien de l’éthique de la personne humaine. Nous avons
perdu la dimension de l’éthique personnelle, sans laquelle il ne peut y
avoir de renouveau spirituel".
Va-t-on pour autant considérer que le Rasemblement oecuménique mondial
de Séoul est un échec? Peut-être avait-on minimisé les difficultés de l’entreprise: "Assurément, comme le reconnaît le pasteur Emilio Castro, secrétaire général du Conseil oecuménique des Eglises (COE), le temps a manqué.
Une semaine, c’est trop court", s’est-il exclamé. Mais, a rappelé le pasteur Castro, "le Rassemblement JPSC est une étape dans une longue marche.
Tout comme le Conseil oecuménique, lui-même est une marche vers l’unité des
Eglises. Ainsi envisagé, le Rassemblement de Séoul est pour les Eglises une
porte qui s’ouvre sur un engagement commun". (apic/mjh/pr)