Rapport annuel de l’Institut de journalisme de l’Université de Fribourg
Fribourg, 7avril(APIC) L’Institut de journalisme de l’Université de Fribourg connaît depuis quelques années un accroissement important du nombre
de ses étudiants. C’est ce qu’indique son rapport annuel qui vient d’être
publié. En 1992 l’Institut regroupe 367 étudiants, 195 femmes et 172 hommes
répartis dans les deux sections linguistiques. 211 se préparent à l’obtention du diplôme tandis que les 156 autres suivent l’Institut de journalisme
en branche secondaire de licence. Ces étudiants étaient 337 en 1997 et seulement 217 en 1987.
Le professeur Louis Bosshart, responsable de l’Institut, explique de
deux manières cette augmention du nombre des étudiants malgré le fort taux
de chômage actuel parmi les journalistes. Elle est liée d’une part à l’augmentation générale du nombre d’étudiants à l’Université de Fribourg. En
outre, étant donné le rétrécissement du marché, de nombreux étudiants en
lettres, en sciences économiques ou en droit, prennent le journalisme en
vue d’une diversification des débouchés.
Cette augmentation ne va pas sans poser des questions de personnel et de
locaux. Il n’est pas rare que nous donnions des cours le samedi ou en soirée, explique le professeur Bosshart. Il n’est pas possible d’augmenter le
nombre des effectifs des classes sans risque de baisse de qualité des
cours, surtout pour les exercices pratiques. "Et notre budget n’est pas extensible".
Des projets de collaboration et d’échanges avec les Universités de Neuchâtel, Lausanne et Berne sont en gestation. L’Institut de journalisme entretient également des contacts avec le Centre romand de formation des
journalistes à Lausanne et le service de formation continue des journalistes.
Outre les cours ordinaires, l’Institut a organisé de nombreux exposés et
conférences avec des personnalités invitées dont, pour la section française, Jean Lohisse, professeur de l’Université catholique de Louvain-la-Neuve, Sophie Fischer maître de conférence à l’Ecole des hautes Etudes de
Sciences sociales à Paris, François Geyer, secrétaire général de la Fédération suisse des journalistes, Denis Barrelet, journaliste parlementaire, le
Père Albert Longchamp, rédacteur en chef de "L’Echo Illustré", Didier Deriaz, photographe et secrétaire romand de Swissaid, Blaise Galland chargé de
cours à l’EPFL ou encore Mgr Pierre Mamie venu parler du nouveau Catéchisme.
Parmi les manifestations importantes, le rapport signale la participation aux "Journées cinématographiques de Soleure"; la journée interdsciplinaire du 15 mai 1992 sur le thème "journalistes et médias en mutation". Le
principal facteur de mutation étant la modification des bases de financement des médias entre les ressources propres (abonnements, ventes etc) et
les ressources des annonces. Les 15 et 16 octobre, l’Institut en collaboration avec la Commission des communications de l’UNESCO suisse et l’Université de Zurich a organisé un colloque sur le thème "contrôle des médias: de
l’intérieur et/ou de l’extérieur".
En collaboration avec le PDC suisse et d’autres organismes, l’Institut a
organisé un stage de six semaines en Suisse pour 11 journalistes hongrois.
L’Institut se félicite en outre de s’être vu attribué un important mandat
d’étude par le canton du Tessin et la télévision suisse italienne (TSI)
pour examiner l’impact culturel de la TSI sur la société tessinoise. (apiccom/mp)