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    Népal: Nouvelles mesures exigées pour contrer l’esclave moderne

    Qui affecte aujourd’hui plus de 150’000 personnes dans le pays

    Katmandou, 12 septembre 2010 (Apic) Selon le National Haliya Liberation Federation (NHLF), le Népal compte actuellement environ 150’000 nouveaux esclaves, en particulier dans la région occidentale, dans les districts de Dhangadi, Dadeldhura, Doti, Bajura, et Bajhang.

    L’Haliya, qui signifie “celui qui travaille la terre”, est lié à un “patron” dans un système de travaux forcés de différente nature, principalement agricole, dans des conditions environnementales précaires et souvent inhumaines, pendant de nombreuses années ou pour toute la vie, commente Fides, à la veille du dialogue qui se tiendra pendant la 15e Session de l’Human Rights Council (HRC) sur les différentes formes d’esclavage contemporain. L’Asian Legal Resource Centre (ALRC) et l’ONG népalaise Jagaran Media Center souhaitent que l’on mette en évidence la situation de travail forcé qui existe encore au Népal et qui est connue sous ce nom de « Haliya ».

    Les Haliya doivent construire des ustensiles de fer, faire paître les animaux, coudre des vêtements… Ils ne sont pas payés mais sont indemnisés par de petites quantités de nourriture.

    L’extrême pauvreté et les dettes des régions occidentales et nord-occidentales du Népal ont réduit beaucoup de membres des castes les plus basses, comme les Dalits, à l’état d’Haliya. Ils sont contraints de travailler la terre jusqu’à extinction de leurs dettes, qui ne survient souvent jamais, puisque généralement accumulée par les parents des générations passées. Souvent ils sont retenus prisonniers avec toute la famille.

    N’ayant pas de salaire, les Haliya sont contraints de revenir chez leurs patrons pour demander de l’argent en prêt pour leurs besoins personnels ou les urgences familiales, générant ainsi un cycle de dettes avec des intérêts de plus en plus grands qui condamnent les générations futures au même destin.

    Même si le gouvernement népalais a déclaré la libération officielle de tous les Haliya le 6 septembre 2008, et assaini leurs dettes. Las. Deux ans après la libération formelle, la majeure partie des Haliya sont encore sous les ordres de leur patron et seuls 450 personnes du district de Dadeldhura ont été libérées. L’Asian Legal Resource Centre et le Jagaran Media Center ont exhorté le Rapporteur Spécial de l’ONU à se rendre en visite au Népal pour se documenter sur cette pratique et en référer à la Commission. "L’Human Rights Council doit prendre toutes les mesures nécessaires pour les aider les victimes et punir les responsables de tant de souffrance".

    Centre catholique des médias Cath-Info

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