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    Italie: Un nouveau témoignage sur le coureur cycliste Gino Bartali

    Quelques milliers de kilomètres de vélo pour sauver 800 juifs

    Rome, 28 décembre 2010 (Apic) De nouvelles preuves du soutien de Gino Bartali (1914-2000) aux juifs italiens durant l’Occupation ont été découvertes. Le cycliste, qui a été à plusieurs reprises vainqueur du "Giro d’Italia" et du "Tour de France", a caché pendant trois mois une famille juive dans sa maison. Giorgio Goldberg, israélien de 78 ans, a relaté cette histoire au quotidien romain "Osservatore Romano".

    On savait déjà que Gino Bartali avait aidé des juifs pendant la Deuxième Guerre mondiale. En 2005, Carlo Azeglio Ciampi, alors président de la République italienne, lui avait décerné la médaille du mérite à titre posthume, pour avoir sauvé 800 juifs. Durant l’Occupation, le cycliste avait profité de ses entraînements pour délivrer un courrier tout spécial à Assise, Gênes ou dans les Abruzzes. Il cachait dans le cadre et la selle de son vélo des documents et photos qui servaient à produire de faux papiers pour les juifs.

    Une confirmation venue d’Israël

    Début 2010, la fondation "Fondazione Gino Bartali onlus" a lancé un appel à témoin, afin de récolter des informations sur ces activités extra-sportives. Giorgio Goldenberg de Kraf Saba, en Israël, a répondu à cet appel. Il a confirmé que Bartali l’avait caché, ainsi que son grand-père, sa mère et sa tante, pendant trois mois dans sa maison de Florence. La famille Goldenberg avait fuit Fiume – aujourd’hui Rjeka en Croatie – et les persécutions pour venir s’installer à Florence.

    La vie à Florence fut tout d’abord normale. La famille se lia d’amitié avec les Bartali. Mais avec le début de l’Occupation allemande en septembre 1942, les Goldenberg durent se cacher. Giorgio, qui avait alors 11 ans, fut d’abord placé dans un cloître. Puis sa mère vint le chercher et l’emmena dans la famille Bartali.

    Le premier allié

    A la libération de Florence, le premier allié que Giorgio vit était un soldat de la "brigade juive". Lorsque l’enfant remarqua l’étoile de David sur l’uniforme, il se mit à fredonner la "Hatiwka", l’hymne du mouvement sioniste. Le soldat lui répondit en anglais. "A ce moment, j’ai compris que nous étions libres", raconte Giorgio Goldenberg. Il est alors allé cherché sa famille cachée chez les Bartali. (apic/job/amc)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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