Publication du rapport de la 5e rencontre (180992)
St-Gall, 18septembre(APIC) Le rapport sur la 5e rencontre oecuménique européenne tenue du 12 au 18 novembre 1991 à Santiago de Compostelle entre le
Conseil des Conférences épiscopales d’Europe (CCEE) et la Conférence des
Eglises européennes (KEK) a été publié vendredi 18 septembre, informe un
communiqué. Le rapport, de 200 pages, contient les documents déterminants
de cette rencontre, les principaux exposés, les rapports des groupes de
travail ainsi que le message final des deux présidents, le cardinal Carlo
Maria Martini, archevêque de Milan et président du CCEE, et le doyen John
Arnold, de Durban (Irlande).
La KEK et le CCEE s’étaient réunis en novembre dernier en Espagne pour
la 5e fois afin de "réfléchir, dans un esprit oecuménique, à l’annonce de
l’Evangile aujourd’hui".
Concernant l’importance de cette rencontre pour l’oecuménisme, les deux
secrétaires généraux, Jean Fischer pour la KEK et Ivo Fürer pour le CCEE,
soulignent dans leur introduction que "les quatorze années de rencontres
oecuméniques européennes témoignent clairement de la vivacité du dialogue
oecuménique en Europe, sur ce continent marqué depuis toujours et de manière particulière par la division confessionnelle de la chrétienté".
Aujourd’hui, après les changements survenus en Europe centrale et orientale, poursuivent-ils, ce dialogue est pourtant devenu plus complexe et, à
bien des égards, plus difficle qu’au cours de ces dernières décennies. Au
"brassage des religions et des confessions dans une société pluraliste et
multiconfessionnelle s’ajoute, de manière plus significative, le problème
des relations historiques entre identité nationale et identité confessionnelle".
Poser des signes par la communion entre frères et soeurs
Face au conflit dans l’ex-Yougoslavie, les deux secrétaires généraux
rappellent "la force créatrice de paix de l’engagement oecuménique car,
précisément, le dialogue oecuménique peut, de son côté, être une source
d’impulsion pour un règlement pacifique des intérêts contraires et une réconciliation viable entre les peuples en conflit".
Dans une Europe en mutation et en tension, ajoutent-ils, il est d’autant
plus nécessaire de poser des signes par la communion entre frères et soeurs
et par la prière commune comme cela s’est produit à Saint-Jacques de Compostelle, pour qu’en cette période de transformation, l’Evangile soit proclamé à tous comme message crédible de paix, de réconciliation et d’espoir.
Le rapport de près de 200 pages contient entre autres une présentation
détaillée des études en cours à la KEK et au CCEE sur les questions relative à l’annonce de l’Evangile en Europe. On peut en outre y lire les différentes évaluations de la mission et de l’évangélisation selon les points de
vue orthodoxe, catholique et protestant. Sous le thème "Vision de l’Europe,
communauté chrétienne en Europe", sont enfin détaillées des esquisses et
des recommandations pour une annonce commune de l’Evangile.
Chacune des contributions contenues dans le rapport provient de délégués
connus des grandes familles confessionnelles de l’Europe. S’expriment entre
autres le cardinal Carlo Maria Martini, président du CCEE, le doyen John
Arnold, vice-président de la KEK, l’archimandrite Iosif, du Bureau des Relations extérieures du patriarcat de Moscou, Mgr Pierre Duprey, du Conseil
pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, le surintendant Helmut Nausner, de l’Eglise méthodiste en Autriche, l’évêque Atanasije Jevtic,
de l’Eglise orthodoxe serbe, ainsi que le cardinal Johannes Willebrands, de
Rome.
Le volume est présenté en allemand, français et anglais. Il peut être
commandé contre participation aux frais, au secrétariat de la KEK, 150,
route de Ferney, 1211 Genève 20, ou auprès du CCEE, Klosterhof 6b, 9000
Saint-Gall. (apic/com/pr)