Rome, 7mai(APIC) La fortune du Saint-Siège se porte à l’instant sur près
de 700 millions de dollars, dévoile l’historien allemand Hartmut Benz dans
son livre "Finances et politique financière du Saint-Siège". 8 pourcents de
cet argent sont placés en or, 38 pourcents en emprunts d’Etat, en obligations et actions et 53 pourcents en propriétés foncières et bâtiments, dit
encore l’historien dans son livre qui vient d’être présenté mercredi à
l’ambassade allemande à Rome.
Les revenus et rendements de la fortune du Saint-Siège, qui remontent à
l’indémnisation dûe par l’Italie au nouvel état du Vatican au moment de son indépendance en 1929, ne pourraient régler qu’en partie les
dépenses
pour la Curie, les 3300 employés et pensionnaires. Pour couvrir le déficit
éstimé pour 1993 à environ 92 millions de dollars, le Vatican devra désaffecter la collecte du "Denier de Saint Pierre", qui normalement servirait à
l’oeuvre caritative du pape.
Le déficit du Saint-Siège, grandissant depuis les années 70, aurait comme cause les nouvelles missions du Vatican après le Concile, l’installation
de nouveaux bureaux de la Curie, les nombreux synodes des évêques, la continuelle augmentation du personnel ainsi que la recente instauration d’un
fond de retraite. A cela s’ajouterait une réorientation fondamentale de la
politique des investitions pontificales sous le pape Paul VI, grâce à laquelle le Vatican se serait retiré d’investitions pourtant plus avantageuses mais moralement contestables. Par exemple la participation à l’industrie cinématique, à des groupes médicaux ou à des entreprises sensés participer à la production d’armes.
On aurait misé de préférence sur le secteur des services ...publiques,
sur des entreprises de gaz ou d’huile et sur les compagnies téléphoniques.
Une autre cause du déficit du Vatican serait la situation économique de
l’Italie avec son taux d’inflation élevé, le stop des înterêts des locatairs, les coûts de la vie et de la pension sans cesse augmentés.
(apic/b/gs/cb)