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    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
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    Il sera analysé dans mon projet le fonctionnement et le rôle des médias

    Projet de recherche Aly Keïta

    dans le développement de la société africaine, en milieu rural et urbaine.

    Depuis l’avènement des moyens communication de masse en Afrique les autorités publiques se sont appropriées assez vite pour assurer le contrôle et

    imposées des directives. Cette situation donne à l’Etat le monopole total

    sur les moyens de communication de masse. La Radio, la Télévision et la

    presse sont restées propriété de l’Etat. L’usage que les gouvernements en

    font des médias en Afrique transforme ceux-ci en instrument de propagande

    en faveur du régime au pouvoir. Il n’existe presque pas de liberté de la

    Radio, de la Télévision et de la presse, car cette liberté est incompatible

    avec la notion du pouvoir. La liberté d’opinion et d’expression est limitée, cette limite est déterminée par le gouvernement. Il se réserve la

    compétence d’autoriser la publication de telle ou telle nouvelle. Les décisions gouvernementales ne reposent sur aucune base légale ou juridique.

    pour assurer l’éducation de la population et ouvrir la masse ignorante à

    l’alphabétisation et au progrès technologique l’influence de l’Etat dans le

    domaine de la communication de masse est si grande que cette influence

    transforme la population en un simple instrument passif. Les médias se

    trouvent constamment séquestrés, cette séquestration freine le développement et la motivation. L’effet, c’est la sous-information ou insuffisance

    d’information de la part des médias locaux, qui ne parviennent pas à mobiliser la population dans la bataille pour le développement. On constate

    dans la plupart des pays africains une indifférence de la population à

    l’égard des médias locaux, un intérêt beaucoup plus grand pour ceux de

    l’étranger (Occident et Amérique du Nord). C’est la conséquence directe de

    l’entrave à la liberté de rechercher, de diffuser et de recevoir les informations et les opinions. Les journalistes savent que leur liberté dans la

    recherche et dans la diffusion de l’information est surveillée, pour survivre, ils utilisent à la perfection l’art de s’aligner à la politique du

    régime, indépendamment de leur idéologie et de leur tendance politique. Les

    médias fonctionnent sans aucune protection juridique ou légale. Les professionnels ne sont quasiment pas protégés, les lois qui régissent et contrôlent le fonctionnement des médias, ne sont que des mécanismes qui permettent de transformer ceux-ci en instrument docile de l’élite au pouvoir.

    La Radio et la Télévision sont en majorité sous contrôle étatique, cette

    situation empêche la population de déterminer qu’elle type de développement

    elle souhaiterait, elle affaiblit la stimulation et la motivation, émousse

    le sens critique des journalistes, assujeti le public et réduit au silence

    ceux qui s’indignent devant la corruption et l’incapacité des classes dirigeantes. Ces lois se basent sur l’impératif de la sécurité de l’Etat. Les

    journalistes qui travaillent dans ces conditions ont de la peine à fixer la

    limite entre la transgression de cette sécurité d’Etat et l’exercice honnête de leur profession. L’Afrique a connu presque autant de codes et de décrets sur les médias qu’elle a vu de changement de gouvernement, voire de

    changement d’humeur de celui-ci. Il y a une contradiction flagrante entre

    l’appel des gouvernements à mettre en place un journalisme de développement

    efficace et la réalité médiatique présente.

    Le modèle africain s’appuie sur la population rurale appauvrie qui est

    le principal agent de développement et qui est malheureusement la moins informée. Les produits d’information sont destinés à l’élite urbaine qui batit sa fortune sur le dos des pauvres vivant dans les zones rurales. Dans

    la majorité des Etats africains les médias locaux ont peu d’influence et de

    crédibilité auprès de son public, cette situation vient du fait que les médias locaux passent une grande partie du temps à reproduire constamment les

    discours officiels des autorités, ainsi la population tourne le dos et

    s’intéresse aux médias étrangers surtout ceux du Nord. Actuellement en

    Afrique les informations en provenance du Nord sont abondantes alors que le

    flux dans le sens inverse est assez maigre. Mon projet cherchera à à expliquer la situation des médias dans le développement et leur impact dans

    l’avènement d’un régime démocratique basé sur le modèle Occidental.

    Centre catholique des médias Cath-Info

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