En quittant Castel Gandolfo, le 25 novembre 2025, le pape Léon XIV s’est brièvement exprimé sur son prochain voyage en Turquie et au Liban. Il a également appelé à une meilleure formation de la jeunesse pour lutter contre les violences faites aux femmes.
À l’avant-veille de son voyage en Turquie et au Liban, prévu du 27 novembre au 2 décembre, le pape a été interrogé par des journalistes à la sortie de la villa Barberini, où il a passé sa journée de repos. Le pontife s’est notamment dit «très content» de visiter le Liban et de pouvoir saluer son peuple, assurant y apporter «une parole de paix, une parole d’espérance».
L’unité des chrétiens peut être une source de paix pour le monde entier
Interrogé sur les risques sécuritaires liés aux frappes israéliennes contre le Hezbollah au Liban, le pape a reconnu que la situation était «préoccupante». Il a invité les parties «à trouver des moyens d’abandonner l’utilisation des armes comme mode de résolution des problèmes».
S’agissant de son voyage en Turquie, le pape a évoqué sa récente lettre apostolique In unitate fidei, publiée le 23 novembre, un texte qui affirme que «l’unité des chrétiens peut aussi être une source de paix pour le monde entier». Il a souligné que la rencontre d’Iznik, prévue le 28 novembre avec le patriarche Bartholomée et d’autres leaders chrétiens à l’occasion du 1700ᵉ anniversaire du Concile de Nicée, serait «une occasion exceptionnelle» pour promouvoir cette unité.
Violence contre les femmes et Thanksgiving
À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, le pape a appelé «à commencer par la formation des jeunes», insistant sur «l’égale dignité de toutes les personnes». «Homme, femme, tous!», a-t-il martelé, exhortant à «supprimer cette violence qui, tant de fois, affecte aussi les jeunes».
Originaire de Chicago, Léon XIV a également adressé un bref message à quelques jours de Thanksgiving, célébré le 27 novembre aux États-Unis. Il a invité les Américains à s’unir à cette occasion et «à dire merci à quelqu’un» autour d’eux, qu’il soit chrétien ou pas, croyant ou non. «Nous avons tous reçu beaucoup de dons, en premier lieu le don de la vie, le don de la foi, le don de l’unité», a-t-il rappelé, plaidant pour «plus de paix et d’harmonie». (cath.ch/imedia/cd/rz)