"Pas de violation des droits du chapitre de la cathédrale"
Coire, 20juillet(APIC) C’est "dans le but d’éviter que les fidèles ne
soient insécurisés" que la chancellerie du diocèse de Coire vient de publier une longue mise au point dans laquelle elle affirme que dans la nomination de Mgr Haas comme évêque coadjuteur avec droit de succession, il n’y a
pas eu violation des droits du chapitre de la cathédrale.
Dans sa prise de position, la chancellerie diocésaine déclare que les
informations parues ces derniers jours dans la presse à ce propos "ne correspondent pas aux faits". Après aperçu historique sur les négociations
concernant le mode d’élection de l’évêque commencées en 1920 et achevées en
1948 entre le diocèse de Coire - chapitre et évêque diocésain - et le
Saint-Siège, le communiqué déclare qu’"il est contraire à la bonne foi"
d’affirmer que l’actuelle nomination par le pape d’un évêque coadjuteur à
Coire représente "un mépris, une violation ou un contournement des droits
du chapitre".
La chancellerie rappelle en outre que lorsque l’ancien conseiller d’Etat
démocrate-chrétien lucernois Walter Gut a présenté une expertise à l’évêque
de Coire et que le gouvernement schwytzois a élevé des objections contre la
nomination d’un évêque coadjuteur, elle avait déjà fourni aux intéressés un
exposé et une réfutation détaillée des faits, "qu’on ne peut aujourd’hui
que confirmer". D’après cette mise au point, les chanoines de Coire n’auraient jamais remis en cause la nomination directe par le pape d’un évêque
coadjuteur. Ce thème n’a d’ailleurs pas été inclus dans les longues négociations entre les chanoines de Coire et Rome, affirme le communiqué.
L’élection d’un coadjuteur : pas de la compétence du chapitre
La position des canonistes et des spécialistes de droit ecclésiastique
au sujet des nominations de coadjuteurs étaient alors connues et les instances concernées par le contenu et la portée des concordats allemands prévus comme modèles pour le mode de désignation de l’évêque de Coire étaient "bien au courant". Dans les interprétations officielles des concordats entre le Saint-Siège et l’Allemagne, il était dit expressément que la
nomination d’évêques coadjuteurs n’étaient pas de la compétence électorale
du chapitre.
Le Corpus Catholicum des Grisons a été d’accord avec la solution
négociée de 1948. Il a en effet cessé d’élever des objections quand le
chapitre a accepté la solution proposée. Par conséquent, "il n’est vraiment
pas correct, conclut la chancellerie, de faire même le plus petit reproche
d’incorrection" concernant la nomination par le pape d’un évêque coadjuteur
pour le diocèse de Coire. (apic/com/gbr/be)