Presov: Nomination d’un évêque auxiliaire (120192)
Presov, 12janvier(APIC) Le pape Jean Paul II a nommé samedi le rédemptoriste Milan Chautur, âgé de 34 ans, comme évêque auxiliaire pour les catholiques de rite byzantin (uniates) de la République fédérative tchèque et
slovaque. Mgr Chautur, ordonné prêtre en 1981, a d’abord travaillé dans la
pastorale paroissiale avant d’être nommé en 1990 vice-provincial de sa
congrégation.
Il sera désormais le plus proche collaborateur de Mgr Jan Hirka, évêque
gréco-catholique de Presov, le diocèse des catholiques de rite byzantin
pour la République fédérative tchèque et slovaque (quelque 360’000 fidèles,
selon des sources catholiques) situé en Slovaquie orientale.
Tensions uniates-orthodoxes également en Slovaquie
Notons que l’Eglise orthodoxe en Slovaquie se déclare inquiète face à la
montée des uniates, comme c’est le cas en Ukraine. Ces derniers avaient été
interdits en 1950 par les communistes alors au pouvoir dans l’ancienne
Tchécoslovaquie. Ainsi, dans certaines localités, la décision du Parlement
slovaque de restituer à l’Eglise catholique de rite byzantin des propriétés
paroissiales-confisquées du temps des communistes et données à l’époque
aux orthodoxes - ne fait pas l’unanimité et il y a déjà eu des incidents.
Dans un rapport rédigé l’automne dernier, le Père Milan Gerka, doyen de
la Faculté de théologie orthodoxe de Presov, affirme que les orthodoxes détenaient encore 80 églises dont la hiérarchie uniate exige la restitution
"malgré l’absence (de nos jours) de fidèles gréco-catholiques dans ces paroisses". Ces paroisses n’avaient pas encore été rendues, précisait-il,
"uniquement parce que les uniates et les autorités civiles craignent un
confrontation physique avec les orthodoxes".
Dans un certain nombre de villages où la restitution a déjà eu lieu, les
orthodoxes sont maintenant privés de lieux de culte, affirme le Père Milan
Gerka. Avec la grave crise économique consécutive à la libéralisation économique (la terre et les matériaux de construction ont augmenté de 200 à
500% en un an), ils n’ont pas les moyens de bâtir de nouvelles églises.
(apic/cic/sop/be)