PRESENTATION DU PAYS
d’environ 22 millions de personnes. Ses habitants se répartissent dans les
trois régions appelées Andes, Côte et Amazonie. Des régions aux diversités
géographiques extrêmes - sans doute unique dans le monde -, collées les
unes aux autres.
La côte, une bande désertique large de 30 à 140 km, longe l’Océan Pacifique de l’Equateur au Chili. De nombreux ports sont autant de lieux de
commerce et de contacts avec le reste du pays, mais prioritairment avec les
pays étrangers et voisins. Les habitants de la côte vivent en particulier
de la pêche.
Les Andes, connues pour ses montagnes et ses vallées fertiles, à l’instar de la côte et de la sierra, vont elles aussi de l’Equateur au Chili.
Les populations andines, qui vivent en particulier de l’agriculture et de
l’élevage, sont, d’un point de vue culturel, demeurées relativement intactes, protégées en cela par la langue quetchua, principalement, encore parlée par 70% des autochtones, ainsi que par le système social et les coutumes fortement vécues et maintenues.
L’Amazonie, enfin, avec ses forêts et son climat tropical. Cette partie
est la plus grande des régions péruvienne pour sa superficie. Elle est cependant la moins peuplée du pays.
De profondes différences, voire de sérieux antagonismes, apparaissent
entre les habitants de ces trois régions. Antagonismes qui contribuent à
rendre plus insupportables les difficultés politiques, économiques et sociales du Pérou.
Tout au long de la bande côtière, vivent une majorité de métis (espagnol-péruvien), ainsi que les "criollos" (créoles), qui descendent de familles espagnoles. la plupart d’entre eux gravitent socialement dans la
classe aisée, alors que les métis se répartissent à tous les échelons de la
vie sociale du pays, même si, généralement, il convient de les placer au
second rand de la hiérarchie sociale du Pérou.
Avec les peuples d’Amazonie, sans beaucoup de droits, les Indiens autochtones des Andes occupent le troisième et dernier rang dans l’échelle
sociale du Pérou. Une situation qui, aujourd’hui plus que jamais, les fait
fuir de leurs terres natales, pour descendre à Lima, la capitale, avec
l’espoir de trouver du travail.