Faute de solidarité: "On va vers une ère de discordes"
Rome/New York, 15octobre(APIC) "La famille doit apprendre à marcher sur
le chemin de la coopération et de la solidarité et chercher ainsi à contribuer à ce que chacun puisse participer aux bienfaits du progrès, sans quoi
on se dirige vers une nouvelle ère de discordes et de conflits endémiques",
écrit Jean Paul II dans un message adressé à l’ONU, où s’est tenu lundi à
New York un séminaire consacré à la dernière encyclique du pape, "Centesimus annus".
Le pape observe dans son message que si les récentes transformations qui
se sont produites dans le monde ont réduit les tensions idéologiques, "cette situation nouvelle ne doit pas nous rendre aveugles devant le fait que
d’immenses problèmes d’injustices et de souffrances humaines continuent
d’affliger des millions d’êtres humains".
"Il y a beaucoup de situations tragiques qui appellent une réponse immédiate et plus généreuse de la communauté internationale", écrit encore le
pape. Pour ce dernier, davantage de sensibilité et de solidarité envers les
peuples déshérités sont des nécessités urgentes.
Jean Paul II demande en outre d’accorder aux dimensions éthiques et morales des problèmes économiques, sociaux et politiques toute l’attention
qu’ils requièrent: "La tentative d’organiser une société dans un vide moral, avertit le pape, est une prétention erronée et nuisible, car la liberté est intrinsèquement liée à la responsabilité..."
Le séminaire était organisé entre autres par la mission permanente d’observation du Saint-Siège auprès des Nations Unies, afin d’offrir aux membres de la communauté diplomatique et culturelle des Nations Unies et de
New York l’opportunité de connaître l’enseignement social de l’Eglise à la
lumière de la dernière encyclique de Jean Paul II.
C’est l’observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations Unies,
Mgr Renato Martino, qui a donné lecture du message du pape. Le cardinal Alfonso Lopez Trujillo, président du Conseil pontifical pour la famille, a
fait ensuite une présentation officielle de l’encyclique. S’y ajoutaient
les contributions écrites des présidents nicaraguayen (Violeta Chamorro) et
polonais (Lech Walesa). (apic/cip/jt/pr)