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  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
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    orientales membres de l’assemblée des patriarches et évêques catholiques du

    Prendront part au synode 116 participants: 4 patriarches des Eglises

    Liban (APECL), 9 responsables de la curie romaine, 12 archevêques et 4

    évêques ordinaires d’éparchie au Liban, 9 archevêques et évêques titulaires

    au Liban, 1 administrateur patriarcal, 8 supérieurs généraux d’ordres

    fondés et présents au Liban, 2 représentants élus par l’assemblée des

    supérieurs majeurs, 18 membres nommés par le pape, 7 délégués fraternels ,

    17 assistants du secrétaire spécial et 25 auditeurs.

    Les patriarches sont Sa Béatitude Ignace Antoine II Hayek (Antioche des

    Syriens, Sa Béatitude Maximos V Hakim (Antioche des grecs-melkites), le

    cardinal Sfeir (Antioche des Maronites) et Sa Béatitude Jean-Pierre XVIII

    Kasparian (Cilicie des Arméniens). Parmi les membres nommés par le pape

    figurent les patriarches d’Alexandrie des Coptes (Egypte) et de Babylone

    des Chaldéens (Irak), Mgr Sabbah, patriarche latin de Jérusalem, le

    cardinal Lustiger (Paris) - seul représentant de l’épiscopat européen - et

    le P. Kolvenbach, préposé général des jésuites.

    Les délégués fraternels sont cinq évêques d’autres Eglises et communautés

    ecclésiales et deux représentants de la communauté musulmane: Mohammed

    Assamak, conseiller du Mufti de la République libanaise, et le Dr Saoud

    Almoula, conseiller du président du Conseil supérieur chiite, représentant

    du Conseil islamique chiite au Comité national de dialogue et au

    secrétariat permanent du Sommet islamique.

    Un regard sur le Liban

    Thom Sicking, jésuite de la province du Proche-Orient, travaille à

    Beyrouth. Actuellement en année sabbatique à Paris, il a envoyé à ses

    confrères des Pays-Bas une vision personnelle sur la situation au Liban. Un

    exposé en trois parties: le pays, l’Eglise et la Compagnie au Liban. Voici

    la deuxième, reproduite par les "Echos" de la province de Belgique-Sud.

    L’Eglise au Liban se compose de onze Eglises. Six, dont quatre très

    petites, sont unies à Rome. Quatre, dont deux petites, en sont séparées (il

    y a des formes diverses d’"orthodoxie"). Il existe aussi un groupe de

    petites Eglises protestantes.

    Il est important d’avoir cette situation devant les yeux, car d’habitude on

    parle des chrétiens face aux musulmans. En réalité, il n’y a pas deux

    communautés au Liban, mais dix-sept. Parmi celles-ci, six constituent

    ensemble, numériquement, une part majoritaire de la population.

    Les différences entre ces Eglises sont parfois de nature doctrinale,

    parfois de nature culturelle et nationale. En général il y a, de l’une à

    l’autre, un mélange de ces différences.

    Un exemple: les deux groupements les plus importants sont les maronites et

    les orthodoxes grecs. Si vous dites à un maronite qúil est un Arabe, il

    proteste et vous répond, scandalisé: je ne suis pas un musulman. Si vous

    tenez le même propos à un orthodoxe grec, sa réponse sera: naturellement.

    Cette différence a peu à faire avec la religion ou le dogme. Toute une

    histoire a précédé qui l’explique. Il est futile de nous demander laquelle

    de ces deux conceptions nous est la plus sympathique. Cela n’a pas de sens

    de vouloir qúun groupe de population change d’identité. Cette identité

    d’ailleurs ne dépend pas de ce qúil veut, mais de ce qúil est ou de ce qúil

    est devenu dans le cours de l’histoire

    Et cependant, c’est bien là que se situe le drame des chrétiens du Liban.

    La plupart d’entre eux ont peur du monde arabo-islamique où ils doivent

    trouver leur place. Ils se défendent et résistent. la guerre de ces

    dernières années a évidemment beaucoup accru cette angoisse. Les chrétiens

    ne se sentent pas à l’aise. Beaucoup émigrent dès qúils en ont l’occasion

    et ces émigrants sont souvent les personnes les plus dynamiques. Il est

    d’une grande importance de stopper autant que possible ce flux

    d’émigration.

    A cet effet, il faut que deux conditions soient remplies. Premièrement, il

    faut que ces chrétiens puissent faire confiance à l’avenir de leur pays

    (cela est vrai également pour des musulmans qui, certes en moins grand

    nombre, recherchent un pays d’accueil où la vie sera plus confortable). La

    politique d’aujourd’hui peut avoir pour conséquence que le peu de confiance

    qui existe encore soit définitivement perdu. La politique internationale ne

    voit aucune objection à ce que, au Liban, les chrétiens deviennent une

    toute petite minorité sans signification. Alors, dit-on, le pays des cèdres

    sera un Etat homogène qui se situera mieux dans son environnement.

    En second lieu, il faut que les maronites découvrent que leur présence au

    sein du monde arabe est une donnée positive. Aussi longtemps qúils

    s’opposent à ceux qui les entourent, ceux-ci les regarderont comme des

    ennemis. Il existe un lien évident entre l’émigration et le refus de

    reconnaître l’identité arabe comme un élément important de l’identité

    libanaise. Celui qui ne se sent pas à l’aide parmi ceux qui l’environnent

    et qui, pour cette raison, cherche un appui à l’étranger, est considéré

    lui-même comme un étranger par son entourage. Il faut donc aider les

    chrétiens libanais, et parmi eux surtout les maronites - malgré toutes les

    expériences tragiques du passé - à regarder la culture de toute leur région

    comme leur culture aussi. Ce sera le fruit d’un long processus, mais cela

    vaut la peine d’y collaborer. Dans une perspective chrétienne, les

    maronites verront qúau lieu de se considérer comme une minorité menacée et

    donc de se replier sur eux- mêmes dans une attitude défensive et

    conservatrice, ils doivent découvrir les aspects missionnaires du

    christianisme et se diront: nous ne sommes pas chrétiens pour nous-mêmes,

    mais nous avons un rôle à jouer dans la société où nous vivons."

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