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    Le pape Léon XIV reçoit les employés du Vatican et de la Curie | Vatican Media

    Première audience applaudie de Léon XIV avec les employés du Vatican

    Trois semaines après son élection, le pape Léon XIV a rencontré pour la première fois les fonctionnaires de la Curie romaine et du Vatican – représentant environ 4’000 personnes –, ainsi que les employés du Vicariat de Rome, le samedi 24 mai 2025. Durant cette audience dans la salle Paul VI, le nouveau pape, très applaudi, a appelé ses collaborateurs, éprouvés par le pontificat de François, à servir «l’unité».

    Une source vaticane a confirmé à I.MEDIA qu’en l’honneur de son arrivée sur le trône de Pierre, Léon XIV avait offert à tous ses employés une prime de 500 euros, rétablissant une tradition que son prédécesseur avait abolie.

    Longs applaudissements

    Le nouveau pape a été accueilli par la longue ovation des quelques milliers d’employés venus avec leur famille. «Attention parce que si les applaudissements sont plus longs que le discours, je devrai faire un discours plus long», a plaisanté Léon XIV. Confiant qu’il ne ferait pas de «discours programmatique», il a remercié ses collaborateurs pour leur service, s’attirant une surenchère d’applaudissements.

    Une Curie divisée par la réforme du pape François

    Cette audience de début de pontificat se déroulait à un moment délicat de l’histoire de la Curie romaine, laissée éprouvée et divisée par la réforme de François menée avec un certain autoritarisme. Restructurant drastiquement les dicastères, cette réforme a abouti à la promulgation d’une nouvelle Constitution apostolique, Praedicate Evangelium, en 2022.

    Devant les supérieurs de la Curie, les dirigeants du Vatican et les fonctionnaires, Léon XIV a d’ailleurs évoqué cette réforme ambitieuse qui entendait faire du Saint-Siège une entité plus transparente et plus moderne. Il a souligné que le chantier de son prédécesseur avait comme perspective «l’évangélisation», et il l’a placé dans la continuité des papes précédents, «en particulier saint Paul VI et saint Jean Paul II».

    «Les papes passent, la Curie demeure»

    «Les papes passent, la Curie demeure», a déclaré Léon XIV aux fonctionnaires du petit État. Il a encouragé la Curie à «maintenir vivante la mémoire du Siège apostolique […] afin que le ministère du pape puisse s’accomplir de la meilleure manière possible». «C’est très important. La mémoire est un élément essentiel d’un organisme vivant. Elle ne se tourne pas seulement vers le passé, mais elle nourrit le présent et oriente vers l’avenir», a insisté le chef de l’Église catholique.

    Le pape s’est confié sur son expérience de la mission, comme religieux augustin missionnaire au Pérou pendant 20 ans, et depuis deux ans à la Curie romaine, comme préfet du dicastère pour les évêques. «Quel changement !», a-t-il glissé en évoquant son transfert du Pérou à Rome. «Et cette mission, je la poursuis et continuerai à la poursuivre, aussi longtemps que Dieu le voudra, dans ce service qui m’a été confié», s’est engagé Léon XIV.

    Le 267e pape a exhorté l’administration du Vatican à «servir la communion, l’unité, dans la charité et dans la vérité». Entre collègues, il a recommandé de surmonter «les inévitables incompréhensions avec patience et humilité», de se mettre à la place des autres, «en évitant les préjugés», et de pratiquer «une bonne dose d’humour». Le pontife américano-péruvien a conclu l’audience par un long bain de foule d’une demi-heure, bénissant des enfants et des personnes handicapées, et échangeant avec les religieux et les familles.

    Une prime de 500 euros après un pontificat éprouvant

    Durant cette première rencontre avec ses employés, le style de Léon XIV, plus réservé que son prédécesseur, a manifestement suscité la sympathie du public, après 12 ans d’un pontificat qui a pu faire grincer des dents. Certains discours du pontife argentin, notamment le plus fameux sur les «quinze maladies» de la Curie (2014), avaient provoqué une amertume chez certains de ses collaborateurs.

    Bien que le 266e pape ait salué aussi les «saints cachés» des bureaux de la Curie, il adoptait en majorité un ton critique à l’égard de la bureaucratie de l’Église. Les reproches récurrents de François à l’encontre du cléricalisme, du carriérisme ou encore de la rigidité l’ont aussi rendu impopulaire auprès d’une partie des clercs de la Curie. À la fin du pontificat, beaucoup parlaient d’un malaise palpable dans la machine administrative.

    Cléricalisme, carriérisme et rigidité

    À peine élu, Léon XIV a d’ailleurs adressé un signal fort d’encouragement à ses employés: il a accordé une prime de 500 euros à tous les fonctionnaires du petit État, et une prime de 300 euros à ses retraités. La tradition de ce «bonus de conclave» avait été abolie par le pape François, voulant donner un signal d’austérité. «C’est un geste très opportun quand on sait combien le moral des troupes est au plus bas», a confié une source vaticane à I.MEDIA.

    Le nouveau pape prend en effet les rênes du Vatican dans un contexte de forte tension entre les ressources humaines et les employés, qui se sentent menacés par les réformes financières entamées depuis plusieurs années dans le petit État. Outre les restrictions budgétaires, le pape François avait annoncé récemment (novembre 2024) un projet de réforme du Fonds de pension du Vatican, prévenant que les décisions à venir seraient «difficiles à prendre».

    Budget déficitaire du Vatican

    Ces perspectives avaient fait réagir l’Association des employés laïcs du Vatican (ADLV), qui s’était inquiétée des coupes budgétaires et de l’augmentation «du climat de tension et d’insatisfaction des salariés». Lors de la traditionnelle audience pour les vœux de fin d’année, en décembre dernier, quatre mois avant sa mort, le pape François avait même pris la parole pour inviter les employés à engager un dialogue avec les dirigeants afin de «résoudre les difficultés».

    Le 5 mai, trois jours avant l’élection de Léon XIV, l’ADLV s’était fendue d’un communiqué alors que les cardinaux, réunis à Rome pour préparer le conclave, venaient de se pencher sur le budget déficitaire du Vatican. Si le bilan n’est plus rendu public depuis plusieurs années, d’après l’ADLV le Saint-Siège accuse un découvert de 70 millions d’euros, que l’organisme impute au recours à «trop de cabinets de gestion et de conseil».

    Après l’élection du nouveau pontife le 8 mai, l’ADLV s’était réjouie du choix du nom de Léon XIV, y voyant un signe d’espoir «pour une attention spéciale aux questions sociales et à l’importance de créer des ponts par le dialogue». (cath.ch/imedia/ak/be)

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