Praroman: rencontre des missionaires en congé (250891)
Praroman, 25août(APIC) Une cinquantaine de personnes, missionnaires en
congé, où rentrés au pays, représentants des paroisses, mouvements paroissiaux, ou organismes missionnaires, ont participé samedi 24 août à Praroman, près de Fribourg, en présence de Mgr Pierre Mamie, à la rencontre missionnaire du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg.
Outre un représentant des Antilles, les religieux et religieuses venaient surtout de 7 pays d’Afrique, dont la Tunisie et l’Afrique du Sud. Hôtes
des paroisses de Praroman et Bonnefontaine, les participants ont pu partager l’espace d’une journée leurs soucis et leur espérance. Si la sécheresse
et la lutte contre la monopolisation du pouvoir par un parti unique posent
de gros soucis économiques et politiques pour l’avenir immédiat de certains
pays africains, les participants ont néanmoins souligné qu’il faut "reconnaître les efforts faits pour s’en sortir et pour l’assainissement de l’administration, ainsi que ceux réalisés dans la lutte contre l’insécurité".
Deux prêtres du Cameroun, envoyés en recyclage après 20 ans de ministère
et qui profitent des week-ends pour assurer un service paroissial, ont donné leur témoignage. Ils ont découvert que la mission n’est pas l’apanage de
leur Eglise et que "chez nous aussi on réfléchit sur la question liée à la
nouvelle évangélisation". Ils se sentent pleinement missionnaire au milieu
de nous.
"Voulez-vous partir vous aussi?"
L’après-midi, une réflexion a été faite à partir des textes liturgiques
du jour: "quel Dieu choisir avec l’histoire de Josué", et de la question de
confiance de Jésus à ses apôtres: "Voulez-vous partir vous aussi?" Il en
est ressorti qu’il n’est pas plus facile de croire ailleurs dans le monde
qu’ici même car le Dieu d’Abraham et de Jésus-Christ nous conduit à vivre
la foi comme une aventure, dans la confiance et au service du prochain là
où il est et selon sa vocation. Ici, cependant, il est plus difficile de
chercher Dieu qui libère, car nous n’avons pas conscience d’être "prisonniers". D’où la nécessité de "faire communauté" pour discerner nos besoins
de libération.
Dans un temps d’échange, Mgr Pierre Mamie a répondu ensuite à une série
de questions des participants sur la vie du diocèse, des nouvelles générations et de la nouvelle loi Eglise/Etat. A ce propos, Mgr Mamie souhaite
que des laïcs engagés et ouverts acceptent des responsabilités et remplissent pleinement leur mission. (apic/nc/pr)