Prague: Le patriarche Alexis II se retire de la présidence de la KEK
Prague, 9septembre(APIC) Le patriarche de l’Eglise orthodoxe russe, Mgr
Alexis II, a quitté la présidence de la Conférence des Eglise européennes
(KEK). Il a expliqué mercredi son retrait aux 340 délégués de l’assemblée
générale de la KEK réunis à Prague depuis le 1er septembre. Les nombreuses
tâches qui assaillent l’Eglise dans une Russie en crise ne lui permettent
plus d’exercer conjointement d’importantes responsabilités sur le plan international. L’élection du nouveau Comité central composé de six co-présidents est prévue pour mercredi. C’est en son sein que sera désigné le nouveau président du présidium.
L’Eglise othodoxe russe a besoin d’un processsus radical et douloureux
de pardon et rénovation, a déclaré le patriarche. Le régime totalitaire de
l’ex-URSS a causé de graves dommages à l’Eglise. Mgr Alexis a comparé ce
processus à l’éradication d’une tumeur cancéreuse. Il est nécessaire de
trouver une nouvelle voie pour les relations entre l’Eglise et l’Etat. Le
patriarche a critiqué en outre les gouvernements de nombreux pays anciennement communistes d’Europe de l’Est qui ont entretenu l’illusion que les
problèmes économiques, politiques et sociaux de la transition vers la démocratie seraient faciles à résoudre. D’où la violente explosion qui s’est
traduite dans le nationalisme et la guerre.
Le patriarche a déploré le "péché de fratricide" qui ensanglante en particulier l’ex-Yougoslavie, le Nagorny-Karabach, la Géorgie et la Moldavie.
Il a évoqué le risque d’un retour au pouvoir de régimes totalitaires provoqué par des explosions sociales dues à la misère de masse qui se développe
dans certains de ces pays.
Dans son discours d’adieu, le patriarche de Moscou a remercié la KEK
pour l’aide apportée aux Eglises d’Europe orientale pour rompre l’isolement
imposé par les régimes totalitaires athéistes. Il a également renouvelé son
refus des Eglises qui viennent développer leurs missions dans les territoires de l’ex-URSS. Le patriarche a dénoncé ces "actions missionnaires sauvages" qui considèrent la Russie comme un "nouveau marché". (apic/kpr/mp)