Prague, 1erseptembre(APIC) La 10e Assemblée générale de la Conférence des
Eglises européennes (KEK) s’est ouverte mardi à Prague. Elle durera jusqu’au 11 septembre. 350 représentants officiels de 112 Eglises membres des
traditions anglicane, baptiste, luthérienne, méthodiste, réformée, vieillecatholique et pentecôtiste, participent à cette Assemblée, la première, depuis la fondation de la KEK en 1959, à avoir lieu dans un pays de l’Europe
de l’Est. Cette rencontre a pour thème: "Dieu unit - En Christ une nouvelle
création". En plus des discussions théologiques et oecuméniques, la question des nationalismes sera au centre des débats.
En plus des délégués officiels, un nombre équivalent d’autres participants, représentants des Conseils d’Eglise et des organisations oecuméniques, ainsi que des invités d’autres continents, seront présents à Prague.
Les séances des délégués auront lieu à l’Université d’Agriculture de la
ville.
L’Assemblée est l’instance suprême de la Conférence des Eglises européennes. Elle se réunit tous les cinq ans environ. La dernière réunion
s’étant tenue à Stirling, en Ecosse, en 1986. Les délégués officiels établiront le programme des priorités pour la prochaine période, adopteront
une révision des statuts de la KEK et éliront des représentants pour les
organes chargés de suivre le travail de la KEK entre les Assemblées. L’ensemble des Eglises membres ont participé à la préparation du document développant ce thème.
L’oecuménisme en Europe constitue l’un des objectifs de la KEK. Un programme d’étude concernant les relations inter-religieuses est mené conjointement avec le Conseil des Conférences épiscopales européennes (CCEE) de
l’Eglise catholique romaine.
En ouverture de l’assemblée, le secrétaire général de la KEK, le pasteur
suisse Jean Fischer, a rappelé que le dialogue entre les Eglises membres
est menacé par les tendances nationalistes qui placent la Conférence devant
le défi de la violence. La cruelle guerre yougoslave, la détresse des réfugiés et des personnes expulsées, le nationalisme enflammé dans les pays
baltes, en Thécoslovaquie ou dans les autres pays de l’est, sont des problèmes à coté desquels la KEK ne peut passer sans s’arrêter, a-t-il expliqué. "C’est pourquoi, le travail pour la paix et la défense des droits de
l’homme acquièrent une grande importance dans le dialogue entre les Eglises
et leur collaboration commune à l’extérieur". Les nouveaux statuts de la
KEK devront tenir compte de ces nouvelles tâches, a-t-il conclut. (apickpr/mp)