Pour une solution non-violente du conflit libanais (250990)
Genève, 25septembre(APIC) La paix au Liban peut-elle un jour devenir réalité? Des Libanais veulent y croire. Un séminaire de formation sur la nonviolence s’est tenu dans la première quinzaine de septembre dans le nord du
Liban, fief du leader maronite Suleiman Frangieh. Soutenu par le Centre
Martin Luther King (CMLK) et la Société religieuse des Amis (Quakers),
groupe de Genève, partiellement financé par la Fédération genevoise de Coopération, ce séminaire a rassemblé des personnes de divers milieux sociaux
et de plusieurs confessions et religions venues de différentes régions du
Liban. Michel Mégard, du CMLK, responsable du projet, en a présenté les
grandes lignes au cours d’une conférence de presse tenue le lundi 24 septembre à Genève.
Pour Michel Mégard, les intérêts des "seigneurs de la guerre" de maintenir le conflit qui dure maintenant depuis 15 ans au Liban s’opposent à ceux
de la population et à toutes solutions visant à parvenir à la paix. Dans le
chaos quotidien que vit le pays, diverses organisations, telles que des
syndicats, des organisations humanitaires, des universités et des écoles,
des organisations non gouvernementales, tentent néanmoins d’organiser une
vie sociale. C’est le cas notamment de l’"Action sociale culturelle" qui a
pris en charge l’organisation de ce séminaire. Son but est de mener une action à long terme contre la guerre et pour la réorganisation de la société
civile.
Pour y parvenir, cette organisation entend dépasser les actions purement
symboliques. A son actif, on peut notamment citer une action qui a abouti à
la distribution de farine dans un village, alors que les milices y étaient
opposées, ainsi que son engagement qui a permis de légères augmentations de
salaires pour des ouvriers de Beyrouth.
L’"Action sociale culturelle", animée actuellement par des personnes
provenant essentiellement de milieux intellectuels, veut former des centaines de personnes, travaillant déjà dans des situations d’urgence, pour
qu’elles deviennent des éducateurs sociaux. Elle prévoit pour cela deux
sessions par année.
A la fin de cette première session, Michel Mégard a tiré un bilan positif. La rencontre a porté tant sur les aspects théoriques de la non-violence que sur des exercices pratiques. En outre, elle a permis de réunir des
personnes provenant de divers milieux sociaux, de différentes régions du
Liban et de plusieurs confessions et religions. (apic/com/gar)