Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Pakistan: Lettre du Conseil mondial des Eglises au président pakistanais

    Pour lui demander d’abroger la loi sur le blasphème

    Islamabad, 26 juillet 2010 (Apic) Le Conseil mondial des Eglises demande au Pakistan d’Abroger la loi sur le blasphème. Il est urgent, dit-il, d’abroger cette la loi qui viole la liberté civile et religieuse, "grande source de persécution des minorités religieuses au Pakistan”, estime le Conseil Mondial des Eglises, cité par l’Agence Fides.

    Dans une lettre ouverte adressée au président du Pakistan, Asif Ali Zardari, et au Premier ministre Syed Yousaf Raza Gilani, au lendemain du meurtre des deux frères chrétiens Rashid Emmanuel et Sajid Emmanuel, le 19 juillet à Faisalabad, le Conseil mondial des Eglise unit ainsi sa voix à toutes les autres, au Pakistan, pour réclamer l’abrogation de ce texte de loi.

    Le Conseil mondial des Eglises est un organisme œcuménique, dont le siège est à Genève. Il réunit plus de 349 églises chrétiennes de toutes les confessions, représentant près de 560 millions de chrétiens, dans 110 pays du monde. Il œuvre “dans une commune foi, de témoignage et de service pour un monde juste et pacifique”.

    “L’introduction de la loi sur le blasphème dans le Code pénal pakistanais – note le Conseil dans la lettre signée par le Secrétaire général, le Rév. Olav Fykse Tveit – touche certains aspects les plus délicats pour la liberté civile et religieuse”, dans la mesure où la loi est souvent instrumentalisée par des groupes extrémistes pour commettre des abus et des violences arbitraires sur les minorités religieuses.

    Le Conseil exprime de fortes préoccupations car “la loi est une ennemie destructrice de l’harmonie et du bien-être des gens qui vivent ensemble dans une société marquée par le pluralisme religieux. L’abus de la loi a produit la violence physique et psychologique, jusqu’à la perte de la vie des personnes innocentes : c’est là une violation des droits fondamentaux garantis par l’article 36 de la Constitution du Pakistan”.

    Pour cette raison, le Conseil dit souhaiter que les coupables de l’homicide de Faisalabad soient conduits devant la justice, et demande “des mesures urgentes pour l’abrogation de la loi sur le blasphème, et pour la protection des droits et de la dignité de tous les individus dans la société pakistanaise”. (apic/fides/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus