ennemie de la République Populaire de Chine. C’est ce qui ressort d’une
sentence dictée en 1985 contre un Chinois de 42 ans, Wang Milu, mais publiée maintenant seulement par "Chine Aujourd’hui", un supplément de la revue "Asia News".
La sentence a été prononcée par le tribunal de la Haute Cour du peuple
de la province de Gansu. Wang Milu avait été condamné en 1979 à 10 ans de
prison, 4 ans de privation de ses droits politiques et civils et à une confiscation partielle de ses biens pour des "crimes contre-révolutionnaire".
Pas d’accord avec la sentence, Wang Milu a fait recours devant la Haute
Cour du peuple. Cette dernière, qui a confirmé la condamnation précédente,
énumère en plus une série "d’actes criminels" survenus ceux-ci après 1979.
C’est parmi ces actes que l’on retrouve l’accusation selon laquelle Wang
Milu a "tenté d’obtenir la reconnaissance de sa propre ordination comme
évêque clandestin de "Tianshui" de la part d’"une puissance étrangère ennemie de la République populaire de Chine" Selon le jugement, "l’accusé s’est
ouvertement opposé à l’article de la Constitution de la Chine" qui établit
que les organisations et les activités religieuses chinoises "ne peuvent
être contrôlées par une puissance étrangère".