À un mois de la COP 30 au Brésil, Arnold Schwarzenegger, ancien gouverneur de Californie et célèbre acteur américain, a choisi de livrer un vibrant plaidoyer pour l’engagement écologique, depuis le Vatican, le 30 septembre 2025. Il s’est dit « très enthousiaste » de se joindre ces prochains jours à un événement du mouvement « Laudato Si’ » – lancé dans le sillage de l’encyclique verte du pape François – qui sera ouvert par Léon XIV.
Un millier de personnes participeront à une conférence internationale sur la justice climatique organisée du 1er au 3 octobre à Castel Gandolfo, la résidence des papes située à une trentaine de kilomètres au sud-est de Rome. Au terme de cette rencontre qui doit rassembler 35 responsables religieux et des personnalités du monde politique et scientifique, les organisateurs entendent lancer le «Laudato Si’ 10 pledge», un engagement collectif qui sera présenté à la COP30 prévue en novembre à Bélem, en Amazonie.
L’initiative a été portée au Bureau de presse du Saint-Siège par une voix médiatique. Assailli par une nuée de journalistes, Arnold Schwarzenegger a fait valoir les lois environnementales « très strictes » qu’il avait fait adopter lorsqu’il était gouverneur de Californie (2003-2011), ainsi que les projets promus aujourd’hui par sa fondation (Schwarzenegger Climate Initiative) engagée dans la transition environnementale.
Surfant sur sa renommée mondiale, l’homme politique a lancé un réquisitoire pour mettre fin (terminate, jeu de mot avec le film Terminator) à la pollution. Il a exhorté les catholiques à devenir des « croisés de l’environnement ». Le membre du parti républicain, devenu opposant de Donald Trump en raison, notamment, de ses positions climatosceptiques, n’a pas émis de critique sur son président, mais a invité à ne pas attendre la solution des gouvernants. Et de tacler au passage les participants à la COP21 de Paris qui célébraient leur accord « en buvant du champagne français » mais « n’ont pas gardé leurs promesses » quant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
« La vraie question est : qu’est-ce que toi, tu peux faire pour l’environnement ? », a-t-il martelé à tout un chacun en pointant du doigt l’achat de produits fabriqués à l’autre bout de la planète. Arnold Schwarzenegger a plaidé pour les initiatives locales et salué à plusieurs reprises les initiatives du Vatican pour devenir neutre en carbone – notamment l’installation d’un champ de panneaux solaires. Pour l’ancien acteur et réalisateur, ceux qui passent réellement à la pratique, au-delà des paroles, sont « les vrais héros de film d’action ».
À ses côtés, le cardinal brésilien Jaime Spengler a appuyé l’engagement citoyen, affirmant que « la plus grande peur du politique est la politique de la rue ». « Nous ne pouvons pas attendre que le changement arrive du haut », a-t-il enjoint. (cath.ch/imedia/mp)