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    Pologne: "Solidarité" chassé par la démocratie qu’il a instaurée en Pologne

    La droite polonaise balayée

    Varsovie, 24 septembre 2001 (APIC) Solidarité, le mouvement syndical puis politique à l’origine de la chute du communisme en Pologne, a été chassé du pouvoir par le système démocratique qu’il avait lui-même mis en place. Son chef historique, Lech Walesa, a refusé de dire s’il avait voté pour ses anciens alliés lors des législatives.

    La droite polonaise a été balayée. Le résultat de ces législatives de dimanche confirme les sondages. Vendredi, le quotidien catholique français "La Croix" prédisait une cuisante défaite pour la droite catholique. La Pologne, titrait le quotidien, "ne vote plus ’catholique’. Même si la foi demeure vive, les consignes données par l’Eglise devraient être ignorées au moment du vote par de nombreux pratiquants". Les résultats son là aujourd’hui pour le confirmer.

    Mais pour les hommes politiques polonais de la première heure, la surprise ne vient pas tant de l’engloutissement de Solidarité par le système qu’il a lui même créé, que du temps que cela a pris pour arriver. Déjà proclamé moribond après la défaite électorale de 1993, le mouvement s’est remis en selle quatre ans plus tard en formant une coalition. Solidarité Election Action (AWS) et l’Union de la liberté (parti libéral), tous deux issus de l’opposition au communisme, ont formé une coalition après avoir remporté ensemble 45% des voix aux législatives de 1997.

    Trop de querelles

    Dimanche, les Polonais ont montré qu’ils ne lui pardonneraient pas quatre ans de réformes bâclées, de querelles internes et d’affaires de corruption. Selon les sondages sortie des urnes en effet, Solidarnosc ne réunirait que 4,6% des suffrages, ce qui n’est pas suffisant pour se maintenir au parlement. "C’est un terrible et dramatique résultat", a déclaré le Premier ministre sortant, Jerzy Buzek, qui n’a jamais réussi à imposer son autorité à la tête d’un gouvernement très agité. Buzek attribue la défaite aux "réformes courageuses" engagées par son équipe. IL reconnaît toutefois handicap constitué par les querelles internes. Les sociaux-démocrates victorieux, dont beaucoup sont d’anciens membres des instances communistes, se sont quant à eux félicités du résultat des législatives. (apic/ag/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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