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    Pologne : on a brandi des calicots aux funérailles du Père Zych (200789)

    Varsovie, 20juillet(APIC/CIP) "Laissez vivre nos prêtres!", "Protégez nos

    prêtres des mains criminelles des communistes !", pouvait-on lire sur les

    calicots brandis dans la foule des fidèles participant, le 18 juillet, aux

    funérailles du prêtre polonais Sylvestre Zych, mort à 39 ans dans des circonstances toujours non élucidées.

    Le corps du défunt a été enterré à quelque 20 km de Varsovie, dans le

    cimetière de Kobylka. A la cérémonie, présidée par l’évêque auxiliaire de

    Varsovie, Mgr Zbigniew Kraszewski, participaient de nombreux membres du

    syndicat "Solidarité", dont Sylvestre Zych était sympathisant.

    Mgr Kraszewski a refuté, lors des funérailles, une nouvelle radiodiffusée qu’il a jugée "diffamatoire" à propos du prêtre, dont le corps a été

    retrouvé dans la matinée du 12 juillet près d’un arrêt de bus à Krinyca

    Morska, près de Gdansk. "Non, le Père Zych n’a jamais troqué son sacerdoce

    contre une bouteille de vodka", s’est exclamé l’évêque qui, comme ses collègues, est convaincu que le Père Zych a été victime, à l’instar du Père

    Jerzy Popieluszko il y a quelques années, d’un assassinat. Du reste, a révélé l’évêque, en faisant allusion aux résultats de l’autopsie, les assassins du Père Popieluszko avaient eux aussi essayé de faire boire le prêtre

    avant de le mettre à mort, puisque l’on avait retrouvé plus tard dans leurs

    effets des bouteilles de vodka.

    L’autopsie pratiquée sur le corps de Sylvestre Zich a révélé que le sang

    du prêtre contenait une forte quantité d’alcool. Elle a également fait

    apparaître plusieurs fractures des côtes et des traces de piqûres par

    seringue.

    Dans son "testament spirituel" daté d’octobre 1987 et lu le jour des

    obsèques, Sylvestre Zych déclare qu’il se sent en danger. En 1982, il avait

    été condamné à six ans de prison pour une prétendue "complicité" dans

    l’assassinat d’un policier. Mais il avait été relâché quatre ans plus tard

    pour raisons de santé, à la suite d’une mesure de grâce dont avaient

    également bénéficié, au même moment, trois des quatre assassins du Père

    Jerzy Popieluszko. (apic/cip/mg)

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