Pologne: Jean Paul II déplore la crise du couple et de la famille (130193)
Rome, 13janvier(APIC) La question de la protection de la vie humaine dès
sa conception doit être prioritaire dans la démarche d’évanglisation de la
famille polonaise. Tel est le souhait exprimé par le pape Jean Paul II devant les évêques polonais en visite "ad limina" à Rome". Cette visite a eu
lieu une semaine après l’adoption de la nouvelle loi sur l’avortement par
le parlement polonais.
La nouvelle loi polonaise remplace une législation libérale de l’époque
communiste. L’avortement est interdit avec des exceptions pour les cas de
danger pour la santé de la mère, de viol, d’inceste ou de maladie incurable
du foetus. Les médecins qui pratiquent des avortements illégaux sont passibles d’une peine allant jusqu’à deux ans de prison. La loi ne prévoit pas,
contrairement au premier projet, de peine de prison pour les femmes qui ont
demandé une interruption de grossesse.
Aujourd’hui en Pologne, à côté de phénomènes positifs comme l’augmentation du nombre des familles conscientes de leur vocation chrétienne, l’accueil avec gratitude et responsabilité de la charte des droits de la famille publiée par le Vatican et le développement des mouvements pour la défense de la vie à naître, le pape a relevé la présence de symptômes d’une grave crise de la famille comme l’augmentation du nombre de divorces, la propagation des méthodes artificielles de contraception, et les interruptions
volontaires de grossesse.
Créér un climat favorable et ouvert à la vie
Jean Paul II a souligné l’importance de la question de la protection de
la vie dans l’évangélisation en Pologne. A cet égard, les familles catholiques "devraient non seulement se sentir objets, mais avant tout sujets actifs de l’apostolat, exercant une influence efficace sur les autres familles, créant un climat favorable et ouvert à la vie, opposant à la culture
de la mort la culture chrétienne de la vie".
A propos de la nouvelle loi, le pape a expliqué qu’"il ne s’agit pas
d’imposer à tous des principes chétiens, comme quelqu’un l’a objecté, mais
de défendre le droit fondamental de l’homme, c’est-à-dire le droit à la
vie, une préoccupation qui devrait également trouver son expression dans la
législation de l’Etat civil. L’Eglise qui défend l’homme ne peut rester silencieuse sur ce problème". Et Jean Paul II de souhaiter que la famille polonaise qui était "un solide rempart de fidélité au Christ et à l’Eglise au
temps de la propagande athée marxiste" reçoive l’aide qui lui permette de
s’acquitter de sa tâche apostolique en ces temps difficiles
Une attention particulière aux jeunes
Le pape a en outre réclamé une grande attention aux jeunes générations
au sein desquelles "se répandent en ce moment des symptômes de lassitude,
d’apathie, d’absence d’idéal, d’abandon passif aux mythes de l’argent et du
consumérisme". Leur sentiment de frustration est aggravé par la menace du
chômage qui les expose aux diverses maladies sociales comme l’alcool ou la
drogue et au plan religieux les met à la merci des sectes et des courants
pseudo-religieux du new-age. (apic/cip/mp)