Fribourg, 6avril(APIC) Plus d’un milliard de chrétiens sont entrés dimanche dans la Semaine Sainte, période qui commémore la dernière semaine du
Christ parmi ses disciples.
Après le dimanche des Rameaux qui rappelle l’entrée du Christ à Jérusalem, les chrétiens célébrent le Jeudi Saint l’institution de l’Eucharistie,
par laquelle le Christ se donne en nourriture sous la forme du pain et du
vin devenus son corps et son sang, ainsi que du sacerdoce. Ce jour là seront également bénies lors de la messe chrismale les huiles saintes servant
aux sacrements du baptême, de la confirmation et de l’ordre ainsi qu’au sacrement des malades.
Le Vendredi Saint est marqué par la célébration de la passion et de la
mort du Christ. L’Eglise demande aux fidèles ce jour-là le jeûne et l’abstinence en union avec les souffrances du Christ. En ne mangeant pas de viande et en se privant subtantiellement de nourriture selon son âge et ses
forces, les fidèles manifestent un esprit de pénitence qui peut s’exprimer
encore par une pratique plus intense de la prière et du partage.
Dans la nuit de samedi à dimanche, on célébre la veillée pascale qui
proclame la résurrection du Christ. Durant cette nuit aura lieu aussi dans
le monde entier le baptême des catéchumènes. Cette célébration se prolonge
bien sûr le jour de Pâques.
Au contraire de Noël, Pâques n’est pas fêté à une date fixe dans l’année. Les chrétiens la célébrent en fonction de la Pâque juive. Dans les
premiers siècles, diverses dates furent retenues par les communautés. En
325 au Concile de Nicée, on décida que la fête de Pâques aurait lieu le
premier dimanche après la pleine lune de printemps. En 1582, le pape Grégoire XIII retira dix jours au calendrier pour le remettre en accord avec
le soleil. Les orthodoxes n’acceptèrent pas cette décision. Aujourd’hui
l’écart a grandi à 13 jours. Ce qui explique que le même calcul du dimanche
qui suit la pleine lune de printemps conduise à des dates différentes pour
la Pâque orthodoxe et la Pâque catholique.
Le Concile Vatican II a souhaité l’établissement d’un calendrier fixe
pour la fête de Pâques, le pape Paul VI avait proposé en 1975 le dimanche
compris entre le 9 et le 16 avril, à la condition que cela ne devienne pas
une pomme de discorde supplémentaire avec les orthodoxes. (apic/theo/mp)