Fribourg, 22décembre(APIC) Plus d’un milliard de chrétiens s’apprêtent à
fêter la naissance de Jésus-Christ le 25 décembre: environ 900 millions de
catholiques, 330 millions de protestants, 180 millions d’orthodoxes (à
l’exception des Eglises de Jérusalem, de Russie, de Géorgie et de Serbie
qui suivent le calendrier julien et fêtent Noël le 7 janvier) et 70 millions d’anglicans.
La fête de Noël est la célébration de la naissance de Jésus-Christ, fils
de Dieu, venu parmi les hommes pour leur dire l’amour de Dieu et leur apporter le salut accompli dans sa mort et sa résurrection.
Depuis le IVe siècle, Noël est célébré le 25 décembre. Cette date était
à l’époque romaine celle de la fête du solstice d’hiver ou naissance du soleil (Natale). Celui-ci semble en effet reprendre vie lorsque les jours
s’allongent. A Rome, l’Eglise a adopté cette coutume populaire en lui donnant un sens nouveau, celui de la naissance du Christ sauveur du monde, celui que la Bible désigne comme "soleil de justice" et "lumière du monde"
que les ténèbres n’ont pu vaincre et qui illumine tout homme.
La crèche de Noël
La crèche de Noël comme représentation de l’étable de la nativité à
Bethléem remonte au moyen-âge. Selon la tradition, c’est saint François
d’Assise qui monta la première crèche à Grecchio pour la célébration de la
messe de Noël de 1223. Il s’agissait d’un tableau vivant de personnages et
d’animaux. Mais François n’avait intégré ni l’enfant Jésus, ni Marie, ni
Joseph, puisque le Christ était réellement présent dans l’Eucharistie qu’on
célébrait.
A partir du XVe siècle, apparaissent en Italie, les crèches permanentes,
puis temporaires. Des traditions se sont developpées dans diverses régions
pour la fabrication des personnages, en bois, en argile, en mie de pain...
Les fameux "santons" (petits saints) de Provence sont parmi les plus célèbres.
L’arbre de Noël
L’arbre de Noël remonterait au XIe siècle. L’un des mystères, c’est-àdire les théâtres religieux donnés dans les églises ou sur leurs porches,
connaissait un grand succès durant la période de l’Avent. Il évoquait
l’histoire d’Adam et d’Eve, le péché et leur expulsion du paradis, pour se
terminer sur la promesse du Sauveur à venir, dont on allait fêter la naissance à Noël. Le paradis terrestre était alors représenté par un arbre
chargé de fruits et placé au centre de la scène. Après la disparition des
mystères, l’arbre resta au parvis des églises. Il reprenait d’ailleurs un
symbolisme plus ancien et bien connu dans la Bible l’associant au cosmos et
au cycle de la vie.
L’arbre de Noël proprement dit apparaît en Alsace au XVIe siècle. Au
siècle suivant, on prend l’habitude de l’illuminer de bougies. Au XIXe siècle, il se répand en Europe du nord. En 1912, la ville de Boston aux EtatsUnis a l’idée de dresser sur les places publiques des arbres de Noël illuminés. L’initiative connaît un grand succès et est reprise à travers tous
les pays de tradition chrétienne et même au-delà. (apic/com/théo/mp)