Philippines: un prêtre belge porté disparu, (221288)
Manille, 22décembre(APIC) Il y a désormais peu d’espoir de retrouver vivant le prêtre belge Léo Van de Winkel, porté disparu depuis un mois aux
Philippines. Selon des informations communiquées jeudi 21 décembre, le missionnaire belge aurait été victime d’un accident de montagne et non d’un
enlèvement comme on l’avait cru d’abord. Ce vendredi, des démarches seront
entreprises auprès des autorités de la région pour ouvrir l’écluse de la
rivière ou pourrait se trouver le corps du disparu. Les 2’000 hommes qui
ratissaient la région viennent d’abandonner les recherches.
Le P. Van de Winkel, de la Congrégation du Coeur Immaculé de Marie (CCIM
ou Missionnaires de Scheut), avait entrepris le 22 novembre une tournée des
villages proches de Tanudan, dans la cordillère, au nord de Luzon. La nouvelle de la disparition de ce prêtre a été donnée en début de semaine seulement par une station de radio des Philippines, mais depuis le 10 décembre
déjà, des membres de sa congrégation et des habitants de l’endroit, préoccupés par sa disparition, ont enquêté sans succès. Il n’y aurait pas de relation entre la disparition du Père Van de Winkel et l’attentat dont a été
victime l’ autre missionnaire belge, le Père Michel Haelterman, attaqué
dans son église au moment ou il se préparait à célébrer la messe, par cinq
hommes armés. Le Père Haelterman est légèrement blessé; il aurait été atteint par une seule balle.
Dans l’état actuel des informations, il est difficile de savoir qui sont
les auteurs de l’attaque contre le P. Haelterman. A maintes reprises, les
deux missionanires belges s’étaient prononcés contre les violations des
droits de l’homme commises par les unités paramilitaires du gouvernement,
les "Vigilantes". Le Père Winkel est arrivé aux Philippines en 1953. Il est
âgé de 61 ans et passe pour connaître bien la région dans laquelle il travaille. Les missionnaires scheutistes travaillent dans les cinq provinces
du nord qui forment la Région de la Cordillère ou vivent un million de personnes, presque toutes membres de tribus. Dans cette région opèrent les
guérillas de la Nouvelle Armée du peuple, la NPA, bras armé du parti communiste et l’Armée de libération de la Cordillière dirigée par le "prêtreguérillero" Conrado Balweg. (apic/ucan/cip/be/pr)